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AFRIPOL créée sur deux volets, policier et militaire

AFRIPOL créée sur deux volets, policier et militaire

Le commissaire de l’Union africaine (UA) à la paix et à la sécurité, Ismaïl Chergui, a précisé en février 2014, pendant une réunion pour la préparation de la création d’une force de polices africaines, qu’Afripol a deux volets, l’un policier et l’autre militaire, tout en rappelant que l’Union africaine intervient déjà à Lagos, au Niger et en Guinée, et qu’« en Centrafrique, la force africaine a pris le contrôle du pays ».

L’Algérie participe déjà à des missions hors de son territoire national mais jusqu’à présent, son engagement militaire se limitait à des missions de maintien de la paix. Des militaires algériens ont déjà été envoyés dans d’autres pays alors qu’ils étaient en plein mission de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU.

AFRIPOL (une force de polices africaines), qui est un office de police criminelle intergouvernemental appartenant à l’UA, est relié à Interpol, une police internationale. L’office facilite les échanges de renseignements entre les polices des 41 pays africains en matière de criminalité internationale, de terrorisme, de trafic de drogue, d’armes et d’humains. 

L’Algérie sera donc dans l’obligation d’envoyer ses policiers et de participer à des missions et des opérations spéciales hors de son territoire national. En revanche, la Constitution algérienne interdit toute action militaire algérienne à l’extérieur du pays.

Cela n’empêche pas pour autant l’Algérie de participer à des missions de maintien de la paix, et c’est sans doute l’une des prochaines missions qui sera confiée à la police algérienne, la DGSN, en tant que membre d’AFRIPOL, dont le général-major Abdelghani Hamel est l’actuel président.

Les forces de police algérienne devront, dans un avenir proche, participer à des cessez-le-feu après un conflit dans un pays africain mais pas à une offensive militaire, a expliqué à maintes reprises le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. En créant une force de polices africaines (AFRIPOL), l’Union africaine veut maintenir la paix et la sécurité dans le Continent noir, et ce d’une manière plus organisée avec, pour objectif, une lutte plus rigoureuse contre le phénomène du terrorisme qui gangrène le Continent africain.

Ainsi, Afripol ambitionne de remplacer les forces étrangères dans les missions de réinstauration de la paix dans les pays d’Afrique, notamment celles se rapportant au déploiement des forces africaines dans les pays du continent africain où ont lieu des conflits armés.

Les chefs d’Etat africain ne veulent plus d’ingérence dans leur continent. « Au moment où je vous parle, une équipe militaire de la RDC (République démocratique du Congo) est en route pour la Centrafrique » (…)

Le continent africain rassemblera bientôt le nombre autorisé par le Conseil de sécurité de l’ONU, soit 6 000 hommes des forces africaines, à mobiliser en Centrafrique », a expliqué en 2014 l’Algérien Ismaïl Chergui, commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité.

Du Cambodge à l’Ethiopie et à l’Erythrée : des missions pour la paix

La mission MINUEE (Mission des Nations unies en Ethiopie et en Erythrée), décidée en juillet 2000 par le Conseil de sécurité avec ses 4 200 militaires et ses 220 observateurs, comptait elle aussi 31 officiers observateurs militaires algériens.

Ceci en plus des six autres officiers algériens et d’un expert militaire envoyés dans le cadre de la mission décidée par l’OUA et, par la suite, par l’UA en août 2000 et en avril 2003, et ce en Ethiopie et en Erythrée.

Aussi, l’Algérie a participé également à des missions hors de son territoire, cette fois au Cambodge. Selon l’Armée nationale populaire, l’Algérie a envoyé, entre décembre 1991 et février 1992, le « quota » militaire le plus important de son histoire.

Ceci a été décidé, dans le « cadre de la mission préparatoire des Nations unies au Cambodge (MIPRONUC), de décembre 1991 à février 1992, et celle de l’APRONUC, engagée par l’ONU pour « gérer » la transition politique d’un pays dévasté par une guerre civile de 20 ans, avec pour bilan un million de morts.

18 officiers observateurs militaires ainsi que 208 officiers et sous-officiers observateurs de la police algérienne ont contribué à assurer l’administration et le bon déroulement des élections au Cambodge. 

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