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Nationale

Affaire Tahkout: Les bus du COUS et l’ETUSA à l’arrêt

Affaire Tahkout: Les bus du COUS et l’ETUSA à l’arrêt

Grand débrayage à l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (ETUSA) et au transport universitaire. Ces transports ont été paralysés ce lundi, au grand désarroi de leurs usagers qui ont été surpris par cette grève inopinée. Cette perturbation coïncide avec la mise sous mandat de dépôt de Mahieddine Tahkout, ainsi que de l’ex-directeur général de l’ETUSA et du directeur des transports de la wilaya d’Alger. Ces derniers sont soupçonnés d’octroi de marchés douteux à l’homme d’affaires. 
En effet, les arrêts de bus ETUSA à Alger étaient déserts tôt le matin, ce qui a suscité l’indignation des usagers qui étaient nombreux dans ces stations pour se rendre au travail. Aucune desserte n’a été assurée, même pas un service minimum, alors que c’est d’un service public qu’il s’agit ! Une situation qui a créé de longues attentes chez les usagers qui se sont rabattus sur le transport privé qui n’a pas pu, signale-t-on, compenser le manque causé par cette grève « surprise ». Nos tentatives de savoir plus sur les raisons de cette grève ont été vaines tant le service de communication de l’ETUSA était injoignable. 
Par ailleurs, le transport universitaire a connu lui aussi une perturbation hier, empêchant les étudiants de rejoindre les campus, alors qu’ils sont en période d’examens. Cette fois, ce sont les chauffeurs du groupe Tahkout qui ont décidé d’entrer en grève en soutien à Mahieddine Tahkout, suite à la décision du juge d’instruction près le tribunal de Sidi-M’hamed à Alger de le placer sous mandat de dépôt tôt dans la matinée de lundi, suspecté d’être impliqué dans plusieurs affaires liées à l’obtention d’indus privilèges.
D’aucuns s’interrogent sur le pourquoi de cette attitude des employés qui contestent une décision de justice.
Ce mouvement de grève a provoqué la colère des étudiants. C’est dans cette optique que le syndicat « Union des étudiants libres » a accusé, dans sa page Facebook, le groupe Tahkout de « prendre en otage les étudiants » et demande aux autorités « de trouver rapidement des alternatives pour éviter la perturbation du déroulement des examens ».
Les étudiants ont dans la foulée rappelé leurs mises en garde contre ces contrats douteux, qui n’ont jamais été prises en considération par la tutelle.
Cependant, certaines sources évoquent un dépôt de plainte par l’Office national des œuvres universitaire (ONOU) contre le groupe Tahkout pour avoir paralysé le transport universitaire et surtout pour non-respect des clauses du contrat initial.
Il faut signaler que, d’après des images postées sur les réseaux sociaux, des chauffeurs de bus, notamment dans la wilaya de Sétif, ont démenti être solidaires avec l’homme d’affaires. Ils évoquent le fait de recevoir l’ordre d’immobiliser les bus et que la porte du parc était fermée, les empêchant ainsi de sortir. Ils ont réitéré leur adhésion aux revendications du mouvement populaire.
Faut-il le rappeler, Tahkout détient le monopole à l’échelle nationale du transport universitaire. Ses bus assurent le transport des étudiants dans plusieurs localités du pays.
Lilia Aït Akli

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