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Affaire Skripal: Moscou accuse Londres de « désinformation »

Affaire Skripal: Moscou accuse Londres de « désinformation »

Les autorités russes ont accusé le gouvernement britannique de « désinformation » dans l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-agent double Serguei Skripal, le 5 mars dernier dans la localité de Salisbury.
« Les accusations infondées visant la Russie, qui continuent d’être colportées par le Royaume-Uni et ses allié ont été balayées », indique un communiqué du ministère russe des affaires étrangère suite à une rencontre, à Moscou, entre les directeurs des services des Ministères russes des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Industrie et du Commerce et les ambassadeurs étrangers accrédités dans la capitale russe.
Pour la Russie, Londres a lancé une «campagne mensongère et d’accusations diffamatoires qui ne reposent sur aucune preuve tangible ».
Le texte souligne que « le gaz neuro-paralytique baptisé “Novitchok” en Occident, et que le Royaume accuse gratuitement notre pays de l’avoir utilisé (contre Skripal) n’a jamais été fabriqué, stocké ni mis en service en Fédération de Russie ».
Le communique précise aussi que la Fédération de Russie mis à la disposition de la communauté internationale « toutes les réserves d’armes chimiques présentes dans le pays en conformité avec l’Article III de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) ».


Skripal, un espion au centre d’une manipulation

Moscou rappelle, à cette occasion, que le 27 septembre 2017 l’opération de destruction complète de tout l’arsenal chimique russe a été achevée et confirmée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui regroupe 192 pays dont le Royaume-Uni.
En dépit de la situation « extrêmement malsaine provoquée par les autorités britanniques autour de l’+affaire Skripal+, » les autorités russes ont réaffirmé leur disposition à une coopération transparente et constructive avec le Royaume-Uni conformément aux dispositions légales prévues par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), ainsi que tous les accords internationaux qui peuvent s’appliquer à lever le voile s’agissant l’enquête sur l’incident de Salisbury.
En ce sens, le texte ajoute que la « Russie remplit consciencieusement tous ses engagements internationaux » notamment « le renforcement de la paix et de la sécurité internationales et le règlement de toutes les crises même les plus difficiles à travers le dialogue et la coopération ».

Il convient de rappeler que le Kremlin a dénoncé les conclusions hâtives formulées par Londres avant même que l’enquête sur cette affaire ne soit entamée.
« Les premières accusations à l’encontre de Moscou ont été lancées bien avant les conclusions de l’enquête, alors que l’analyse de la substance toxique utilisée contre l’ex-agent double Sergueï Skripal prendra aux experts de l’OIAC (l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) pas moins de trois semaines », a indiqué Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.
Des lors, Moscou n’exclut pas que « l’affaire Skripal » n’est autre qu’une mise en scène fomontée outre Atlantique.
Des personnalités politiques britanniques et occidentales sont montées au créneau pour accuser la Russie quelques heures seulement après l’annonce de « l’empoisonnement ».
Ces personnalités se sont évertuées à soutenir « avec un soi-disant haut degré de certitude » que la Russie était responsable de cette tentative d’assassinat », a ajoute le porte-parole dans  une interview à RT.
« Et maintenant, nous entendons les experts de l’OIAC dire que la simple analyse préliminaire de la substance toxique prendra au moins trois semaines. C’est une contradiction », a souligné M. Peskov.
Ce responsable n’a pas manqué de pointe du doigt le côté burlesque et farfelues des accusations britanniques.
«Imaginez que moi ou un porte-parole du ministère des Affaires étrangères fasse une déclaration officielle selon laquelle une personne est morte écrasée par une voiture de fabrication britannique, et ainsi nous affirmerons avec un haut degré de certitude que la responsabilité de l’accident incombe à la Première ministre britannique », s’est-il interrogé.

Collusion européenne hative contre Moscou

Il y a une semaine, Londres avait fait porter à Moscou la responsabilité de l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Loulia.
La Première Ministre britannique Theresa May a affirmé que Moscou était impliquée dans cette affaire, sans toutefois présenter de preuves tangibles qui étayent ses accusations.
Elle décide alors d’expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.
Dans la foulée, Moscou qualifiéra ces accusations de « cirque » et décide à son tour dans une action de réciprocité de chasser 23 diplomates britanniques de la Russie.
Rappelons que Sergueï Skripal, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille ont été retrouvés inconscients le 4 mars 2018 aux abords d’un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni.
Ils séjournent depuis à l’hôpital dans un état critique.
Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison, Skripal a obtenu l’asile au Royaume-Uni en 2010 suite à un échange d’agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis. 

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