-- -- -- / -- -- --
Nationale

Affaire MCA-USMA : LNF-FAF, une insupportable incompétence à gérer le football national

Affaire MCA-USMA : LNF-FAF, une insupportable incompétence à gérer le football national

Quelle triste et belle image en même temps que renvoie le football national : alors qu’il s’est fait « violence » avec l’affaire du match MCA-USMA, boycotté par les Usmistes, il offre ce suprême plaisir de se confronter, en jouant la Colombie, au Gotha des meilleures sélections mondiales.

En fait, l’affaire MCA-USMA reflète la gestion « misérable » et catastrophique du championnat national de D1 par une ligue absolument incompétente et, de surcroît, soutenue par une fédération pas totalement innocente dans cet autre scandale, dont les fondements explicatifs restent cette incapacité des instances du football national à appliquer les textes, quand elles n’arrivent pas à les comprendre. Certes, la direction de l’USMA a forcé sur la corde en annonçant, avec une sorte d’arrogance, un facteur aggravant, qu’elle n’allait pas jouer ce match et qu’à la place, ses joueurs allaient s’entraîner, au moment de la rencontre, au stade de Bologhine.

Une sorte de défiance vis-à-vis de la LNF, avec des arguments discutables, même s’ils ne sont pas tous dénués de bon sens et sont même conformes aux règlements de la FAF. Maintenant, arguer que l’équipe ne peut jouer sans six éléments titulaires réquisitionnés par l’équipe nationale militaire et appuyer encore l’argumentaire par le fait qu’il n’y a pas de match officiel pendant les dates FIFA se tient seulement par le petit bout de la corde. La FIFA interdit les rencontres de football des associations nationales qui lui sont affiliées pour la simple raison que les clubs doivent libérer leurs joueurs internationaux liés par des contrats avec leurs employeurs. A ce titre, les clubs employeurs sont tenus de libérer leurs internationaux dans le cadre des aller jouer avec leurs sélections dans le cadre des différentes compétitions organisées par la FIFA ou sous son égide. D’où cette décision de ne pas tolérer les matchs pendant les dates FIFA. Autrement, s’il est vrai que la LNF ne doit pas programmer un match de championnat, même en retard, pendant une date FIFA, il reste que la direction usmiste fait dans l’amalgame : le match que doit jouer l’équipe nationale militaire est géré par le Conseil international du sport militaire (CISM) et non pas la FIFA, et à ce titre, cet argument des Usmistes ne peut être invoqué.

D’autant que les six éléments en question sont des « militaires », et à ce titre, c’est bien l’équipe nationale militaire qui met à la disposition de l’USMA ses joueurs et non l’inverse. Mieux, l’annonce des joueurs concernant le gel de toutes leurs activités (entraînements et matchs) jusqu’à la régularisation de leur situation financière a donné une autre tournure au bras de fer que la direction usmiste avait enclenché avec la LNF à propos du match contre les « voisins et « frères » du MCA. En fait, les fanfaronnades de la direction usmiste, qui veut internationaliser l’affaire en allant chercher gain de cause auprès de la FIFA et, le cas échéant, auprès des TAS algérien et international, cacheraient-elles une profonde crise de gestion interne ? Pour autant, l’USMA n’est pas tout à fait dans son tort, en acculant la LNF, en invoquant l’article 29 du règlement du championnat professionnel, qui stipule clairement, dans son alinéa 3, que « le championnat de Ligue 1 s’arrête durant les dates FIFA et à chaque fois que l’équipe nationale des locaux dispute une rencontre internationale ».

En s’appuyant sur une autorisation du BF pour programmer cette rencontre, la LNF a pris en fait une lourde décision, en porte-à-faux avec ses propres règlements et ceux de l’instance fédérale internationale. Il y a eu, en réalité, un précédent à cette affaire en 2017, lorsque l’instance, alors présidée par Mahfoudh Kerbadj, avait programmé au mois de décembre de cette année-là une journée de championnat. La suite de cette affaire est que la FAF est intervenue et que le président de la LNF s’est vu désigner la porte de sortie. Deux années après, la FAF, outrée de la décision de la LNF en 2018, ferme les yeux et foule ses propres règlement

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email