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Nationale

Affaire KIA : Le ministère veut rendre justice au vrai propriétaire

Affaire KIA : Le ministère veut rendre justice au vrai propriétaire

L’affaire dite « KIA » revient à la surface à la suite de la plainte déposée par un chef d’entreprise, Abderrahmane Achaïbou, propriétaire légitime de la gérance de la marque, affirmant « avoir été arbitrairement dépossédé au profit de tiers », de la concession de marques automobiles qu’il représentait depuis plus de quinze années. Questionnée, l’actuelle ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt, assure que tous les dossiers de cette affaire portés à sa connaissance seront examinés, « y compris celle de KIA ».

Pour rappel, Achaibou s’est vu dépouiller de marques automobiles qu’il représentait depuis plus de quinze années. Il raconte que, depuis 2016, « il n’a cessé d’en appeler aux interventions du ministère de l’Industrie, au Premier-ministère et jusqu’à la présidence de la République de l’époque pour recouvrer ses droits, en vain ». Selon lui, les marques Ford, Suzuki, Isuzu et KIA, dont il affirme qu’il était le représentant officiel en Algérie, « lui avaient été illégalement saisies pour être attribuées, les deux premières, à l’industriel Mahieddine Tahkout, la troisième, à l’homme d’affaires Ahmed Maazouz et la quatrième à Hassan Arbaoui », tous placés en détention provisoire depuis mai 2019. En 2016, alors qu’il préparait, dit-il, le lancement d’une usine de montage de véhicules de marque KIA, le ministre de l’Industrie de l’époque, Abdesselam Bouchouareb, aurait, selon lui, « obligé » les dirigeants de cette firme à lui préférer les frères Arbaoui, propriétaires de Global groupe.

Le propriétaire de la marque Hacene Arbaoui est aujourd’hui incarcéré la prison d’El Harrach au même titre que dix-sept (17) individus impliqués dans des faits à caractère pénal à la suite de l’enquête préliminaire diligentée par la section de recherches de la Gendarmerie nationale (GN) d’Alger, sur instructions du procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed. Après avoir été entendues sur les faits qui leur sont imputés, « une enquête judiciaire a été ouverte à l’encontre de 14 personnes physiques » pour des crimes liés aux « blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption » et « bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat durant l’établissement de contrats et de marchés » et « dilapidation des deniers publics ». Ces crimes portent également sur « la participation à la dilapidation et à l’utilisation de fonds de banque », « abus de fonction intentionnel à l’effet d’accorder d’indus privilèges à autrui », et « exercice d’une activité professionnelle par un agent public dans une entreprise qu’il est chargé de contrôler et conclusion de marchés avec la même entreprise dans un délai inférieur à deux (2) ans », ajoute le communiqué.

Les personnes poursuivies pénalement sont l’homme d’affaires Hacène Arbaoui et deux de ses frères, cinq (5) fonctionnaires relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, le DG de la Banque nationale d’Algérie (BNA), deux anciens directeurs de deux entreprises publiques, un chef de département au sein d’une entreprise publique et le président actuel d’une APC

ainsi qu’un commerçant. Deux personnes morales ont été également accusées, à savoir deux entreprises commerciales en rapport avec l’activité du principal mis en cause, ajoute le communiqué du tribunal de Sidi M’Hamed. Le juge d’instruction, après avoir entendu les prévenus lors de la première comparution, a décidé de placer sept personnes en détention provisoire.

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