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Nationale

Affaire Karim Tabbou : la Cour de Tipaza déclare l’action publique éteinte

Affaire Karim Tabbou : la Cour de Tipaza déclare l’action publique éteinte

La Cour de justice de Tipaza a rendu, ce lundi, son verdict dans le procès en appel de Karim Tabbou, qui a eu lieu le 11 Octobre 2021, en décidant de l’extinction de l’action publique, au motif que le leader de l’Union démocratique et sociale (UDS, parti non agréé) a été déjà jugé par le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, sur les mêmes accusations, à savoir « atteinte à l’unité nationale », a fait savoir le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), sur sa page facebook.

Les faits pour lesquels est poursuivi le militant politique sont les mêmes qui ont été jugés dans le cadre de la première affaire devant le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) et qui lui avaient valu 6 mois de prison ferme en première instance puis un an en appel devant la Cour d’Alger en mai 2020.

Cette décision de la Cour de Tipaza signifie que la peine de un an de prison ferme prononcée en décembre dernier par le tribunal de Koléa (Tipaza) ne sera pas appliquée et l’affaire est désormais close.

Tabbou a été arrêté une première fois le 11 septembre 2019 et placé en détention par un juge d’instruction du tribunal de Koléa, avant d’être remis en liberté provisoire, 14 jours après, le 25 septembre. Son affaire est restée toutefois pendante au niveau de la justice.

Le lendemain de sa remise en liberté, Karim Tabbou a été arrêté dans une autre affaire actionnée par le parquet du tribunal de Sidi M’hamed.

C’est cette deuxième affaire qui lui a valu une condamnation en première instance à 6 mois de prison ferme le 11 mars 2020, puis, le 26 mars en appel, à une année ferme, à quelques jours de la date prévue pour sa libération. Il a été remis en liberté le 2 juillet après avoir passé dix mois en prison.

Le 29 avril, Karim Tabbou a été placé sous contrôle judiciaire par le tribunal de Bir Mourad Raïs, et ce après avoir été convoqué la veille au commissariat de Châteauneuf (Alger), suite à une plainte déposée à son encontre par Bouzid Lazhari, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Trois jours auparavant, il a conspué le président du CNDH lors des funérailles de Me Ali Yahia Abdennour au cimetière de Ben Aknoun (Alger).



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