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Nationale

Affaire «El Bouchi »: Khaled Tebboune libéré

Affaire «El Bouchi »:  Khaled Tebboune libéré

Khaled Tebboune, fils du président de la République, a été acquitté, ce mercredi, par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger.
Le procès du fils d’Abdelmadjid Tebboune s’est ouvert, ce mercredi matin, au tribunal de Sidi M’Hamed. Il a été jugé aux côtés de six autres prévenus dont Kamel Chikhi, alias El Bouchi, qui avait nié, lors du procès, en bloc la complicité de Khaled Tebboune.

Incarcéré à la prison d’El Harrach (Alger) depuis juin 2018, Khaled Tebboune était poursuivi pour « corruption », « perception d’indus cadeaux » et « trafic d’influence ».
Auparavant, le procureur de la République avait requis deux ans de prison ferme assortis de 200 000 dinars contre Khaled, fils du Président de la République Abdelmadjid Tebboune.
Lors de son passage à la barre, l’inculpé a nié tous les faits qui lui ont été reprochés au cours de l’enquête préliminaire et l’instruction judiciaire.
Il a d’emblée affirmé au président en charge du dossier : « Je ne connais personne des accusés. Je ne comprends pas pourquoi je suis ici monsieur le président ! »
D’une voix fluette, Khaled Tebboune a déclaré : « Le juge d’instruction qui a instruit l’affaire a exercé sur moi des pressions. Il m’a obligé de signer les procès–verbaux et de reconnaitre des faits que je n’ai jamais commis ! ».
Dans le même contexte, Khaled Tebboune a souligné que : « Le juge d’instruction m’a convoqué la veille de l’expiration du délai de mon incarcération et m’a informé qu’il a décidé de me poursuivre en matière pénale pour une autre accusation à savoir création d’une association de malfaiteurs ».
Il a clamé haut et fort son innocence : « Je n’ai rien à voir dans cette affaire ! ».
A la question de savoir s’il a intervenu pour Kamel Chikhi auprès des administrations publiques pour bénéficier des avantages, le mis en cause a répondu : « Non ! Non ! Monsieur le président, je ne l’ai pas fait ! ».
A propos toujours de Kamel Chikhi, l’accusé a déclaré : « Je lui ai rendu visite dans son bureau. Il m’a offert deux flacons de parfum ».
Pour ce qui est des deux ex-procureurs de la République du tribunal de Boudouaou incarcérés à la prison d’El Harrach pour trafic d’influence et abus d’autorité, le fils du Président de la République a répondu : « Je n’ai aucun lien avec eux. Je ne les ai jamais croisés. Je ne leur rien demandé et ils ne m’ont rien demandé ! ».
Tous les inculpés qui se sont succédé aux déclarations à l’instar de l’ex-président de l’APC de Kouba Bouaraba Kamel, Benzahra Abdelkader, ex-haut cadre de la sûreté qui travaillait à l’aéroport Houari Boumediene, Lotfi Hamel, fils du général-major Hamel Abdelghani, incarcérés dans le cadre de la même affaire ont tous nié toute relation avec Khaled Tebboune.
Appelés à barre pour donner leurs versions des faits, les deux procureurs Hadef Meslem et Youcef Sadek ont nié : « avoir intervenu en faveur de Kamel Chikhi pour bénéficier d’un bon jugement, d’une bonne décision administrative ou d’avoir donné des directives pour lui rectifier des erreurs matérielles dans des documents officiels d’ordre judiciaires ou tout simplement administratifs ».
Les deux parquetiers ont par ailleurs affirmé que : « Tebboune Khaled n’a jamais intervenu devant nos instances pour régler les affaires de quelqu’un ! »
Ils ont par contre reconnu s’être rendus dans le bureau de Kamel Chikhi pour acheter des appartements et d’avoir versé puis récupéré leur argent, car la banque a refusé de leur accorder des crédits bancaires dépassant 1 milliard de centimes ».
Pour sa part, le chauffeur de l’ex-patron de la police algérienne Hamel Abdelghani a dressé un dur réquisitoire contre les éléments de la brigade des investigations et de la recherche de la gendarmerie nationale de Bab Ejedid.
Il a déclaré au président du tribunal : « J’ai subi des pressions de la part des enquêteurs qui m’ont obligé de signer des propos que je n’ai jamais déclaré ! ».
Il a ajouté : « Les enquêteurs m’ont présenté un colonel comme étant un procureur et m’ont exigé d’impliqué l’ex-Premier ministre Noureddine Bedoui et l’ex-ministre de l’agriculture Bouazgui ».
Interrogé, le principal inculpé Kamel Chikhi contre lequel le procureur a requis dix ans de prison ferme, a d’emblée affirmé au président du tribunal : « J’ai dit au juge d’instruction que Khaled Tebboune n’a rien à voir dans cette affaire ! Je lui ai dit que je ne l’ai jamais sollicité ! Khaled Tebboune ne m’a jamais rendu un service ! J’ai même déclaré aux enquêteurs de la gendarmerie nationale que ni lui ni son père ne m’ont aidé ! ».
Il a déclaré à propos de l’ex-cadre de la sûreté nationale Benzahra Abdelkader qui encourt une peine de six ans de prison ferme requise contre lui par le procureur : « Je lui ai emprunté 70 millions de centimes, quelques mois après, il m’a remis 50 millions… ». 
Il a déclaré au juge : « Lorsque je me rendais à l’aéroport, je passais tout mon temps dans le salon d’honneur. Les policiers ne m’ont jamais fouillé ! ».
Kamel Chikhi a affirmé au président à propos de l’ancien contrôleur de police Djillali Boudalia qui se chargeait du service des renseignements : « Je ne le connais pas. Je ne l’ai jamais vu ! ».
S’agissant des deux procureurs, « Kamel El Bouchi » a déclaré : « Ils sont venus me voir en tant que clients ! Ils ne m’ont rien demandé ! Ils voulaient tout simplement acheter des appartements au Ruisseau. Ils ont versé des sommes d’argent comme tous les clients et ne m’ont rendu aucun service ! ».

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