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Nationale

Affaire du montage automobile: La défense plaide la relaxe

Affaire du montage automobile: La défense plaide la relaxe

Les plaidoiries dans l’affaire en appel des deux ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, des ex-ministres incarcérés à l’image de Mahdjoub Bedda, Abdelghani Zaalane et Youcef Yousfi, des ex-cadres du ministère de l’industrie incriminés et des hommes d’affaires poursuivis dans le cadre du « montage automobile », se sont poursuivi au septième jour du procès.

Les plaidoiries ont été consacrées,ce lundi, aux hommes d’affaires emprisonnés Ali Haddad et Ahmed Maazouz et aux ex-ministres Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi.

La plupart des avocats ont dénoncé avec colère la retransmission par les chaînes de télévision privées du procès en première instance : « Les prévenus n’ont pas eu droit à un procès équitable et juste. Ils sont jetés en pâture à des chaînes de télévision qui diffusent leur image, violant leur droit à ne pas être filmés. Nous ne sommes pas dans un cirque. Il y va des libertés des gens », a lancé l’un des avocats qui conteste les inculpations retenues contre son client.

Les avocats de l’homme d’affaires Ali Haddad ont plaidé la relaxe, arguant qu’il n’a pas participé au financement de la campagne électorale du Président déchu

Plaidant en faveur d’Ahmed Mazouz, Me Zeiraya Khemissi a d’emblée affirmé au président de la première chambre pénale chargé du dossier : « Mon client fait l’objet d’une poursuite judiciaire bel et bien maquillée par les services de sécurité ayant instruit l’enquête préliminaire. Mon client est innocent des graves accusations retenues contre lui au cours de l’enquête préliminaire et l’instruction judiciaires. »

« Mon client Mazouz Ahmed n’est pas un commerçant mais plutôt un homme d’affaires depuis ses 18 ans. Il possède plusieurs usines, implantées notamment à Sétif. Il a acheté tout dernièrement N’Gaous et a récupéré tous les employés poussés vers le chômage. »

L’avocat de l’inculpé a déclaré : « Mon client a donné pas moins de 130 milliards à l’Etat à titre d’emprunt obligatoire et en guise de reconnaissance, il se retrouve poursuivi et condamné dans une affaire qui ne le concerne ni de près ni de loin. »

Il a expliqué : « Mon client compte poursuivre l’Etat algérien en tant que partie civile et a par conséquent, il a sollicité d’infirmer le jugement et de relaxer mon client. »

Les avocats de l’ex-ministre de l’Industrie Mahdjoub Bedda ont sollicité la relaxe de leur client, estimant que ce dernier n’a rien à voir dans ce scandale.

Ils ont estimé : « Dans le jugement prononcé en première instance, le nom de Bedda n’a pas été cité. Notre client fait l’objet d’un coup monté de toutes pièces. »

Ils ont fait savoir : « Bedda a été nommé juste après le départ de l’ex-ministre de l’Industrie Bouchouareb, qui a fait le choix des concessionnaires automobiles. »

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