-- -- -- / -- -- --
Nationale

Affaire du général Benhadid : Reprise en appel du procès le 9 octobre

Affaire du général Benhadid : Reprise en appel du procès le 9 octobre

Le président de la première chambre pénale de la cour d’Alger statuera le 9 octobre dans l’affaire du général à la retraite Hocine Benhadid.

Le procès en appel du général incarcéré à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach a été renvoyé à deux reprises pour absence de son avocat pour non-transfert de sa cellule.

Le dossier en appel du général Benhadid, incarcéré depuis le 12 mai dernier suite à une plainte déposée par le ministère de la Défense nationale pour atteinte à un corps constitué, est confié au juge Abdenour Amrani, qui a été désigné en qualité de président de la cour de Bordj Bou Arréridj avant que son nom ne soit écarté, à la toute dernière minute, par l’ancien ministre Tayeb Louh, détenu à la prison d’El-Harrach.

Pour rappel, le général à la retraite, Hocine Benhadid, a été écroué par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed sur ordre de l’ex-procureur de la République Khaled El-Bey, placé sous contrôle judiciaire dernièrement dans une affaire liée à la malversation.

Le général à la retraite Benhadid a été inculpé par la tribunal de Sidi M’hamed près a cour d’Alger pour « atteinte au moral de l’armée et à la défense nationale ».

Selon son avocat, la raison de l’incarcération de son client est liée à une lettre ouverte que le général Benhadid avait envoyée au vice-ministre de la Défense nationale, le général Ahmed Gaïd Salah, dans laquelle il avait exprimé son opinion sur la crise politique du pays et les solutions qu’il préconisait.

« Après avoir consacré sa vie au service du pays, le général Benhadid a été emprisonné pour une seule raison : avoir publié une lettre ouverte où il exprime son avis sur la crise que l’Algérie traverse en proposant une solution politique en dehors de cette Constitution, faite sur mesure par le Président déchu. Il a également précisé que celui qui a fait tomber la tête de la bande et les membres de celle-ci, en répondant favorablement aux revendications du mouvement populaire, doit être soutenu et accompagné pour l’encourager à poursuivre la concrétisation des demandes des Algériens, pour beaucoup déjà réalisées », a expliqué Me Mecheri concernant la lettre ouverte du général Benhadid pour laquelle il s’est retrouvé en prison.

Il a estimé que la position exprimée par Benhadid a été considérée par « les résidus de la bande encore dans les rouages de l’Etat de mauvais augure. Ils l’ont interprétée de manière erronée et présenté son contenu comme un délit de participation, en temps de paix, à une atteinte au moral de l’armée dans le but de fragiliser la défense nationale, tel que stipulé dans l’article 75 du code pénal.

Cette qualification sur la base de propos erronés a été faite par l’ex-procureur général près la cour d’Alger et l’ex-procureur de Sidi M’hamed, tous deux proches de l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, et qui ont été limogés quelque temps après l’inculpation du général Benhadid ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email