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Nationale

Affaire du général à la retraite Benhadid : Le procès renvoyé au 23 octobre

Affaire du général à la retraite Benhadid : Le procès renvoyé au 23 octobre

Le président de la première chambre pénale de la cour d’Alger statuera le 23 octobre prochain dans l’affaire du général à la retraite Hocine Benhadid.

Le procès a été renvoyé pour non transfert du général inculpé du lieu de son incarcération.

Le mis en cause devait comparaître en qualité de non détenu car il est emprisonné dans le cadre d’une autre affaire, selon son avocat.

Le président en charge du dossier a ordonné au représentant du parquet général le transfert de la prison où il se trouve et en a donné acte à son avocat, qui a précisé que son client devait comparaître hier en toute liberté car dans cette affaire, il n’est pas incarcéré.

Pour rappel, le général à la retraite Hocine Benhadid a été écroué le 12 mai dernier par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’Hamed sur ordre de l’ex-procureur de la République Khaled El Bey, placé sous contrôle judiciaire tout dernièrement dans une affaire liée à la malversation.

Le tribunal de Sidi M’hamed l’avait inculpé pour « atteinte au moral de l’armée et à la Défense nationale ».

Selon son avocat, la raison de l’incarcération de son client est liée à une lettre ouverte adressée au vice-ministre de la Défense nationale le général-major Ahmed Gaïd Salah dans laquelle Benhadid avait exprimé sa position sur la crise que traverse le pays en proposant des solutions qui, selon lui, ne peuvent être trouvées dans la Constitution.

« Après avoir consacré sa vie au service du pays, le général Benhadid a été emprisonné pour une seule raison : avoir publié une lettre ouverte où il exprime son avis sur la crise que l’Algérie traverse en proposant une solution politique en dehors de cette Constitution, faite sur mesure par le Président déchu. Il a également précisé que celui qui a fait tomber la tête de la bande et les membres de celle-ci, en répondant favorablement aux revendications du mouvement populaire, doit être soutenu et accompagné pour l’encourager à poursuivre la concrétisation des demandes des Algériens, pour beaucoup déjà réalisées », a expliqué Me Mecheri concernant la lettre ouverte du général Benhadid pour laquelle il s’est retrouvé en prison.

Il a estimé que la position exprimée par Benhadid a été considérée par « les résidus de la bande encore dans les rouages de l’Etat de mauvais augure ».

« Ils l’ont interprétée de manière erronée et présenté son contenu comme un délit de participation, en temps de paix, à une atteinte au moral de l’armée dans le but de fragiliser la défense nationale, tel que stipulé dans l’article 75 du code pénal. Cette qualification sur la base de propos erronés a été faite par l’ex-procureur général près de la cour d’Alger et l’ex-procureur de Sidi M’hamed, tous deux proches de l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, et qui ont été limogés quelques temps après l’inculpation du général Benhadid », selon son avocat.

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