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Nationale

Affaire des migrants africains rapatriés : Alger réagit enfin

Affaire des migrants africains rapatriés : Alger réagit enfin

Il aura fallu beaucoup de temps pour que le gouvernement algérien réagisse aux accusations aussi fantaisistes que fallacieuses émanant des médias français, africains et relayées par le roi Mohamed VI.

Ce dernier n’a pas trouvé mieux que d’ordonner des « aides humanitaires urgentes aux migrants africains expulsés d’Algérie », histoire d’engranger quelque crédit auprès d’une opinion africaine solidaire avec la cause sahraouie.

Cependant, l’affaire de Dely Brahim, où des accrochages ont eu lieu entre des bandes de jeunes et des irréguliers, a poussé l’Etat algérien à lancer une vaste opération de rapatriement de quelques centaines de migrants en situation irrégulière, comme mesures de précaution, pour éviter de nouveaux dérapages.

C’est ce rapatriement qui réveilla des milieux hostiles à l’Algérie, une levée de boucliers qui ne cherche qu’à attiser des brasiers et susciter la haine.

Des médias se sont déchaînés à lancer des accusations gratuites, à fabriquer des pseudo-témoignages, à mettre en branle des débats artificiels et des reportages fantaisistes. Pourtant, partout ailleurs sur tout le territoire national, des milliers de migrants africains, en situation régulière ou pas, travaillent sur des chantiers ou chez des privés algériens et étrangers.

Ils sont des dizaines de milliers pris en charge, en famille, et qui bénéficient, au même titre que les citoyens algériens, de l’accès gratuit aux services de santé et de l’éducation.

Partout, notamment dans les régions frontalières du Sud, l’État, en collaboration avec des ONG et le Croissant rouge algérien, ont mis en place toute une organisation et une zone protégée pour venir en aide à des populations fragilisées par les guerres, les conflits, le terrorisme, les catastrophes naturelles et le sous-développement.

Ce n’est qu’hier que le ministère des Affaires étrangères a émis un communiqué par lequel il affirme que « l’opération de rapatriement dans leur pays des ressortissants africains en situation irrégulière s’est déroulée dans le respect des droits humains et conformément aux engagements internationaux de l’Algérie », ajoutant que « d’évidence, la réalité des faits ne donne aucune base à la campagne tendancieuse menée par certains milieux qui exploitent à des fins inavouables une opération somme toute ordinaire, gérée dans le respect des droits humains des personnes rapatriées ».

Le communiqué souligne que cette opération, qui a touché des personnes en situation irrégulière de différentes nationalités, a « malencontreusement donné lieu à des commentaires malveillants destinés à jeter le discrédit sur l’hospitalité traditionnelle du peuple algérien ainsi que sur la solidarité naturelle de l’Etat vis-à-vis des pays voisins et amis affectés par des crises provoquant des déplacements de populations ».

Pour le MAE, cette opération, décidée en tant que « mesure de dernier recours » a été mise en œuvre par les autorités compétentes consécutivement aux « atteintes à l’ordre public » commises dans plusieurs régions du pays, et notamment à Alger où des dépassements graves ont été enregistrés, en particulier des actes de vandalisme et des agressions physiques inacceptables et injustifiées contre des bénévoles du Croissant Rouge algérien ».

Ce communiqué souligne également le « professionnalisme et le sang-froid exemplaire des services de sécurité, qui ont permis de contenir les conséquences des incidents, minimes mais regrettables ».

Le gouvernement algérien note que l’Algérie « continue, malgré une conjoncture économique peu favorable, de consentir des efforts considérables en termes de prise en charge de nombreux migrants » et qu’elle a constamment « fait preuve de solidarité et de coopération avec les pays frères dans leurs efforts de développement et de sédentarisation de ces populations aspirant légitimement à améliorer leurs conditions de vie ».

Cette réaction survient exactement le même jour que celle du patron du RND, et néanmoins directeur de cabinet à la Présidence, qui expliqua que « même si l’Algérie n’est pas un pays d’accueil de migrants pour le travail, la situation est tolérée ».

« Mais quand il y a une explosion de violence comme cela s’est passé à Dely Brahim, les autorités algériennes sont en droit de prendre certaines mesures » a souligné Ahmed Ouyahia hier lors d’une conférence de presse.

Il dira que certains « en font un tapage, mais que font-ils chez eux face aux immigrés illégaux, notamment en matière des Droits de l’Homme ? », rappelant que notre pays a été un refuge pour des milliers d’Africains.

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