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Nationale

Affaire de Tiguentourine : Verdict le 22 novembre prochain

Affaire de Tiguentourine : Verdict le 22 novembre prochain

Les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger ont ajourné au 22 novembre prochain le verdict dans l’affaire liée à l’attaque terroriste contre le complexe gazier de Tiguentourine (In Aménas).

Les avocats de la défense et leurs clients devront attendre encore trois semaines pour connaître le sort que leur réserveront les trois magistrats en charge du dossier quant aux ordonnances du juge d’instruction du pôle judiciaire du tribunal d’Alger, qui a décidé de leur placement à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach.

Les magistrats vont sans aucun doute confirmer tous les chefs d’inculpation retenus contre les inculpés dès le déclenchement de l’affaire soit par les services de sécurité, soit par le juge d’instruction.

Les avocats de la défense ont sollicité des non-lieux quant aux accusations relatives à la participation de leurs clients dans l’attentat sanglant.

Pour rappel, quatre présumés terroristes, dont un Tunisien, ainsi que plus d’une dizaine d’autres qui demeurent toujours en état fuite, parmi lesquels Mokhtar Belmokhtar, émir de la phalange Al Moulathamoune (les enturbannés), considéré comme étant le cerveau de l’opération, sont poursuivis dans le cadre de ce dossier pour plusieurs chefs d’inculpation, entre autres homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, création d’un climat de psychose et d’insécurité et dépôt d’engins explosifs et atteinte à la sécurité de l’Etat.

La Grande-Bretagne s’est constituée partie civile, six de ses ressortissants et un Colombien résidant sur son territoire étaient parmi les 36 otages tués lors de l’attaque sanglante contre le complexe gazier en janvier 2013.

Le Royaume-Uni, faut-il le rappeler, avait ouvert une enquête judiciaire sous la pression des familles des victimes, qui a imputé, après deux ans d’investigation, la responsabilité des tueries aux terroristes.

L’enquête avait relevé de nombreux dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité interne au niveau de la base de la compagnie pétrolière britannique, British Petrolium.

Durant les quatre années d’enquête judiciaire, plusieurs commissions rogatoires ont été transmises par le doyen des juges du pôle judiciaire spécialisé d’Alger, entre autres à l’Egypte, au Canada et à la Tunisie d’où sont originaires une grande partie des membres du commando d’une trentaine de terroristes qui ont pris d’assaut le complexe en cette journée fatidique de mercredi 16 janvier 2013, avant que les 29 terroristes ne soient éliminés par les forces de sécurité.

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