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Nationale

Affaire de Tiguentourine : les juges criminalisent les faits

Affaire de Tiguentourine : les juges criminalisent les faits

Les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger ont rendu hier leur verdict dans l’affaire de l’attaque terroriste contre le complexe gazier de Tiguentourine (In Aménas) en criminalisant tous les faits reprochés aux sanguinaires et en refusant toutes les demandes des avocats de la défense, notamment en ce qui concerne les libertés provisoires et les non-lieux.

Les juges de la chambre d’accusation qui contrôlent le travail des juges d’instruction exerçant sous l’autorité de la cour d’Alger ont ainsi confirmé hier toutes les ordonnances du juge d’instruction du pole judiciaire du tribunal d’Alger, qui a décidé du placement des auteurs à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach.

Les avocats de la défense ont sollicité des non-lieux quant aux accusations relatives à la participation de leurs clients dans l’attentat sanglant.

Pour rappel, quatre présumés terroristes, dont un Tunisien, ainsi que plus d’une dizaine d’autres qui demeurent toujours en état fuite, parmi lesquels Mokhtar Belmokhtar, émir de la phalange Al Moulathamoune (les enturbannés), considéré comme étant le cerveau de l’opération, sont poursuivis dans le cadre de ce dossier pour plusieurs chefs d’inculpation, entre autres homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, création d’un climat de psychose et d’insécurité et dépôt d’engins explosifs et atteinte à la sécurité de l’Etat.

La Grande-Bretagne s’est constituée partie civile, six de ses ressortissants et un Colombien résidant sur son territoire étant parmi les 36 otages tués lors de l’attaque sanglante contre le complexe gazier en janvier 2013.

Le Royaume-Uni, faut-il le rappeler, avait ouvert une enquête judiciaire sous la pression des familles des victimes, qui a imputé, après deux ans d’investigation, la responsabilité des tueries aux terroristes.

L’enquête avait relevé de nombreux dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité interne au niveau de la base de la compagnie pétrolière britannique, British Petrolium.

Durant les quatre années d’enquête judiciaire, plusieurs commissions rogatoires ont été transmises par le doyen des juges du pôle judiciaire spécialisé d’Alger, entre autres à l’Egypte, au Canada et à la Tunisie d’où est originaire une grande partie du commando d’une trentaine de terroristes qui a pris d’assaut le complexe en cette journée fatidique de mercredi 16 janvier 2013, avant que les 29 assaillants ne soient tués par les forces de sécurité.

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