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Nationale

Affaire de Tiguentourine : les inculpés devant le juge ce mercredi

Affaire de Tiguentourine : les inculpés devant le juge ce mercredi

Les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger se prononcent aujourd’hui, sauf imprévu, dans l’affaire liée à l’attaque terroriste contre le complexe gazier de Tiguentourine (In Aménas).

Les avocats et leurs clients c’est-à-dire les inculpés, connaîtront aujourd’hui le sort que leur ont réservé les trois magistrats en charge du dossier quant aux ordonnances du juge d’instruction du pôle judiciaire du tribunal d’Alger, qui regroupe dix tribunaux du centre du pays.

Ces derniers vont, sans aucun doute, confirmer tous les chefs d’inculpation retenus dès le déclenchement de l’affaire, soit par les services de sécurité, soit par le juge d’instruction. Les juges devaient se prononcer mercredi dernier sur les demandes des avocats de la défense, lesquels ont sollicité un non-lieu concernant les accusations relatives à la participation de leurs clients dans l’attentat sanglant.

Pour rappel, quatre terroristes présumés, dont un Tunisien, ainsi que plus d’une dizaine d’autres, qui demeurent toujours en état de fuite, parmi lesquels Mokhtar Belmokhtar, émir de la phalange Al-Moulathamoune (les Enturbannés) et considéré comme étant le cerveau de l’opération, sont poursuivis dans le cadre de ce dossier pour plusieurs chefs d’inculpation dont homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, création d’un climat de psychose et d’insécurité ainsi que dépôt d’engins explosifs et atteinte à la sécurité de l’Etat.

La Grande-Bretagne s’est constituée partie civile, six de ses ressortissants et un Colombien résidant sur son territoire étaient en effet parmi les 36 otages tués lors de l’attaque sanglante contre le complexe gazier en janvier 2013.

Le Royaume-Uni, faut-il le rappeler, avait ouvert une enquête judiciaire sous la pression des familles des victimes. Il avait imputé, après deux ans d’investigation, la responsabilité des tueries aux terroristes. L’enquête avait relevé de nombreux dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité interne au niveau de la base de la compagnie pétrolière britannique British Petrolium.

Durant les quatre années d’enquête judiciaire, plusieurs commissions rogatoires ont été transmises par le doyen des juges du pôle judiciaire spécialisé d’Alger à, entre autres, l’Egypte, le Canada et la Tunisie, d’où est originaire une grande partie du commando composé d’une trentaine de terroristes et qui a pris d’assaut le complexe en cette journée fatidique de mercredi 16 janvier 2013, et ce avant que les 29 terroristes ne soient tués par les forces de sécurité.

Très complexe, le dossier reste néanmoins entouré de zones d’ombre, particulièrement en ce qui concerne le volet concernant le financement de cette gigantesque opération criminelle et pour lequel le Qatar a été pointé du doigt.

Il y a aussi l’implication de certains dirigeants de groupes « djihadistes » libyens devenus des acteurs politiques, comme Abdelkrim Belhadj. Aujourd’hui, la décision de la chambre d’accusation sera connue : soit elle renvoie le dossier devant le tribunal criminel en validant les conclusions du juge d’instruction, soit elle demande une enquête complémentaire pour pousser les investigations plus loin, en dehors des frontières de l’Algérie, et ce afin de connaître toute la vérité sur cette horrible tragédie qui a fait plusieurs victimes.

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