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Nationale

Affaire de l’hôpital d’Aïn Mlila : Cinq personnes condamnées à des peines de 3 à 18 mois de prison

Affaire de l’hôpital d’Aïn Mlila : Cinq personnes condamnées à des peines de 3 à 18 mois de prison

Le tribunal correctionnel d’Aïn Mlila, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, a condamné ce lundi cinq jeunes âgés entre 30 et 50 ans à de lourdes peines d’emprisonnement ferme dans l’affaire dite de l’hôpital Slimane-Amirat de Aïn M’lila. Deux personnes dont Bakha Amine, un activiste des Droits de l’homme, ont été condamnées à 18 mois de prison ferme, les trois autres ayant écopé de trois, six et neuf mois d’incarcération. Ce verdict a provoqué l’émoi et la consternation des familles et proches des mis en cause, rassemblés devant la place jouxtant le batiment judiciaire devant un impressionnant dispositif sécuritaire.

Pour rappel, l’affaire a été portée devant le tribunal par le directeur de la structure hospitalière de la deuxième plus grande ville de la wilaya d’Oum El Bouaghi. Le premier responsable de l’hôpital avait fait l’objet fin août d’un lynchage alors qu’il était dans son bureau, avant qu’il ne soit humilié et traîné de force hors de la bâtisse, des scènes filmées par les auteurs et largement diffusées sur les réseaux sociaux. La victime avait présenté un certificat médical d’incapacité de travail de 12 jours. Avant que les faits ne dégénèrent, des dizaines d’activistes soutenus par des centaines de jeunes avaient, à la base, observé un sit-in devant la structure sanitaire pour exiger de meilleures conditions d’accueil et de traitement des malades, avant que des dérapages ne se produisent allant jusqu’à faire sortir de force le responsable de la structure.

L’annonce par les pouvoirs publics de prise de mesures coercitives contre tous ceux qui oseraient harceler ou agresser des fonctionnaires en poste n’a donc pas tardé à être appliquée.

En effet, à la faveur du mouvement citoyen déclenché vendredi 22 février dernier, des faits d’agression sur des employés sur leur lieu de travail ont été rapportés ici et là. L’affaire de l’hôpital de Constantine en est un exemple. Une dizaine de jeunes avaient envahi dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22 août dernier le service des urgences de la structure hospitalière et tenté d’agresser à l’arme blanche le staff médical. Des dégâts seront occasionnés dans le service. Dix personnes avaient été arrêtées pour les faits.

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