Adila Hassim, l’icône de la cause palestinienne au CIJ
Elle est l’un des piliers de l’équipe sud africaine qui a intenté une action auprès de la cour de justice internationale à la Haye contre Israël coupable de génocide du peuple palestinien mené depuis trois mois à Gaza.
Adila Hassim est une avocate sud-africaine pionnière dans la défense des droits socio-économiques. Elle est connue pour son travail de plaidoyer et sa jurisprudence dans des domaines tels que la santé, l’éducation, le logement et l’emploi.
Adila Hassim est née en 1972 à Durban, en Afrique du Sud. Elle a obtenu un diplôme en droit de l’Université du Natal en 1995 et a été admise au barreau en 1996. Elle a ensuite travaillé comme avocate à l’AIDS Law Project, où elle s’est concentrée sur la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/sida.
En 2002, elle a cofondé l’organisation SECTION27, un groupe de défense des droits socio-économiques. Elle a été directrice du plaidoyer de SECTION27 jusqu’en 2017, et a dirigé de nombreuses campagnes et litiges importants, notamment : Une campagne pour garantir l’accès aux médicaments antirétroviraux (ARV) pour les personnes vivant avec le VIH/sida. Une campagne pour protéger les droits des enfants vivant dans la pauvreté. Une campagne pour garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous les Sud-Africains.
En 2016, Adila Hassim a été l’avocate principale dans l’arbitrage Life Esidimeni, qui a examiné la mort de 144 patients psychiatriques qui avaient été transférés de leurs établissements de soins habituels vers des maisons de retraite non préparées. L’arbitrage a conclu que les autorités sud-africaines avaient violé les droits constitutionnels des patients.
L’avocate a reçu de nombreux prix pour son travail, notamment le prix Robert F. Kennedy pour les droits de l’homme en 2018. Elle est considérée comme l’une des avocates les plus influentes d’Afrique du Sud.
Adila Hassim est une avocate passionnée et dévouée qui a consacré sa carrière à la défense des droits des personnes les plus vulnérables de la société sud-africaine. Elle est une pionnière dans le domaine des droits socio-économiques, et son travail a eu un impact significatif sur la vie de millions de Sud-Africains.
La partie sud-africaine a demandé une injonction au plus haut tribunal de l’Onu pour mettre fin à l’attaque militaire israélienne contre Gaza, qui dure depuis plus de trois mois, avec un bilan d’au moins 23 469 morts (bilan provisoire).
La plainte de 84 pages déposée par l’Afrique du Sud accuse Israël d’actes et d’omissions “à caractère génocidaire, car ils s’accompagnent de l’intention spécifique requise […] de détruire les Palestiniens de Gaza en tant que partie du groupe national, racial et ethnique plus large des Palestiniens ».
L’Afrique du Sud a affirmé que les actes génocidaires d’Israël incluent le meurtre de Palestiniens, leur causant de graves dommages physiques et mentaux, les expulsions massives de leurs maisons et les déplacements, l’imposition de mesures destinées à empêcher les naissances palestiniennes et la privation d’accès à une nourriture adéquate, à l’eau, à un abri, à des installations sanitaires et à des soins médicaux.
L’Afrique du Sud a estimé que la Cour internationale de justice (CIJ) rendra son verdict “dans un délai raisonnable“, après son plaidoyer devant la juridiction des Nations unies.
« Nous pensons que le tribunal a entendu notre point de vue. Les membres du CIJ comprennent l’urgence et ils rendront le verdict dans un délai raisonnable », a déclaré à la presse le ministre de la Justice, Ronald Lamola, qui dirige la délégation sud-africaine.
« L’engagement en faveur de la justice et de la fin des atrocités humanitaires en Palestine résonne profondément dans la conscience collective de la communauté internationale », a déclaré Lamola, avertissant que « l’ampleur de ces actions n’est pas sans rappeler le génocide rwandais d’il y a 10 ans ».
L’Afrique du Sud, a-t-il déclaré, est présente à la CIJ, non seulement en son nom, mais aussi au nom de la communauté internationale, tentant “de garantir une paix durable qui débouche sur la création d’un État palestinien viable coexistant côte à côte et en paix avec Israël, à l’intérieur des frontières internationalement reconnues de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale“.