-- -- -- / -- -- --
Nationale

Adhésion massive de médecins, syndicats et professionnels au projet

Adhésion massive de médecins, syndicats et professionnels au projet

Le ministre Abdelmalek Boudiaf est en train de réussir là où ses prédécesseurs n’ont pas vraiment connu d’issue aussi favorable. La vision adoptée par le chef du département sanitaire depuis son installation en septembre 2013 semble lui avoir donné raison.

Les aspects organisationnels auxquels il s’est attelé dès sa prise de fonction lui ont permis de mieux saisir les enjeux auxquels est soumis le secteur. L’adoption prochaine de la nouvelle loi sanitaire ne fait plus de doute, l’adhésion de toutes les parties concernées étant presque totale.

Reste que certains professionnels beaucoup plus au fait des dessous du secteur sauront mieux adapter en pratique ce que prévoient les textes. Ce projet, dont l’adhésion à grande échelle ne cesse de s’affirmer, aura peu de soucis à passer.

Sa présentation, qui semble avoir été repoussée au mois de décembre à en croire les propos du ministre de la Santé récemment en marge de la célébration de la journée internationale sur le diabète organisée à l’Université islamique Emir-Abdelkader de Constantine.

Une présentation qui fera dire aussi à certains que la confrontation entre Boudiaf et les députés ne sera finalement qu’une formalité.

En effet, les acteurs du secteur sanitaire semblent même se bousculer pour vanter les mérites du projet. Après la récente sortie sur les ondes de la chaîne radiophonique nationale du président du Conseil national de l’ordre des médecins, le Dr Mohamed Berkani Bekkat, au cours de laquelle un appui presque inconditionnel aux initiateurs du projet a été clairement signifié, à la condition disait-il que soient apportés certains « correctifs et précisions », c’est au tour du Syndicat national des médecins généralistes de santé publique d’apporter son soutien au ministre de la Santé.

La loi de santé semble ainsi avoir raflé l’approbation de l’ensemble des acteurs du secteur à en croire tous ces satisfecits. 

Dans un communiqué publié récemment, l’organisation syndicale ne laisse aucune équivoque quant à son adhésion au projet de loi soutenu par la totalité des autres regroupements de travailleurs de la santé.

Pour le syndicat des médecins, le projet de la nouvelle loi sanitaire est le fruit d’un processus de maturation et de réflexion consensuelle ; il constitue une véritable opportunité pour notre pays et pour nos concitoyens.

C’est pourquoi, est-il écrit, « le Syndicat des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP), soutient ce projet avec force, du fait justement que l’intérêt du citoyen soit mis au centre des préoccupations « .

Le syndicat rappelle aussi que parmi les points retenus par les rédacteurs du projet figurent des propositions faites par ses membres. Il relève ainsi avec satisfaction que « l’esprit des propositions de notre syndicat soit retenu dans la mouture finale « .

Les rédacteurs du communiqué rappellent, par ailleurs, certains points retenus par la mouture qui sera présentée à l’assemblée dont notamment celui relatif à la pérennisation de l’accessibilité gratuite du citoyen aux soins qui reste un droit inaliénable garanti par la Constitution, et qui, est-il écrit « demeure pour nous un acquis tangible du système national de santé « .

Autre point relevé par les syndicalistes, celui ayant trait à la garantie de l’égalité de l’accès aux soins, notamment de base, à tout citoyen quelle que soit sa position socio-professionnelle, qu’il soit riche ou pauvre, de jour ou de nuit, sur l’ensemble du territoire national.

Un point qui devrait trouver écho en pratique, car il est bien difficile de faire admettre à certains professionnels de faire l’impasse sur des pratiques de passe-droit qui, d’ailleurs, sont devenues légion dans la quasi-totalité des structures sanitaires. Bien que le syndicat relève aussi que le système national de santé doit s’appuyer sur la solidarité, l’équité et la pérennité du service public de santé.

La nécessité d’ériger le médecin généraliste en médecin de famille ou en médecin référant dans le système national de santé, ainsi que le développement des soins et de l’hospitalisation à domicile, a également été soulevée par les rédacteurs du communiqué.

Sur une échelle plus grande, le syndicat a fait sienne la proposition visant à l’introduction d’un organe supérieur de la santé, qui constituera un espace de réflexion, de maturation et de proposition de tout ce qui a trait à la santé des citoyens et des populations, ou encore la nécessité de l’introduction des organes de veille sanitaire à l’échelle locale, intermédiaire et nationale pour permettre une réponse appropriée en cas de menaces sanitaire urgente.

Cela en sus de revendications socioprofessionnelles dont la suppression du temps complémentaire, et la refonte de façon significative de la durée et des modalités du service civil, ou encore, la nécessité de l’égalité de chances pour l’accès aux postes de responsabilité, et la progression équitable dans la carrière des professionnels de la santé.

L’autre point non moins important relevé par les syndicalistes est celui relatif à l’ouverture du champ à l’investissement privé et à la levée de toutes les entraves dans le secteur de la santé d’une « façon générale et pharmaceutique en particulier, et de mettre en place les textes et la réglementation y afférents dont l’objectif est de diminuer la dépendance vis-à-vis de l’étranger d’une part, et de propulser notre pays au rang de pays exportateur de services de santé d’autre part « , est-il écrit.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email