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Lifestyle Santé

Acquisition de 20 greffons gracieux à l’hôpital de Ben Aknoun

Acquisition de 20 greffons gracieux à l’hôpital de Ben Aknoun

Une mission franco-américaine séjourne à l’hôpital de Ben Aknoun et plus précisément au service orthopédique. Cette fois-ci, les enfants atteint de paralysie de la main et du bras dont souffrent de nombreux enfants à la naissance bénéficieront d’une nouveauté avec l’acquisition d’allogreffes à titre gracieux.

Ainsi une vingtaine de greffons, des nerfs prélevés sur cadavres et conservés ont été offerts, avec l’autorisation du ministère de la Santé, dans le cadre d’une série d’une grande étude internationale. « L’Algérie est donc associée à cette enquête et c’est grâce à notre partenaire, le Pr Alain Gilbert, que l’agence américaine a mis à notre disposition ces nerfs.

Le chef de service orthopédie de l’hôpital de Ben Aknoun le Pr Benbouzid a fait savoir qu’« Il s’agit d’une chirurgie de pointe qui nécessite énormément de concentration et un savoir-faire, pour cette fois ci, la nouveauté, c’est qu’on n’a pas besoin de prélever des nerfs sur une partie du corps du patient, on greffe directement le nerf tout prêt selon, bien sûr, les besoins en termes de longueur et de diamètre ».
Le Pr Benbouzid a fait savoir qu’ « une dizaine de nourrissons âgés entre six et dix-huit mois des différentes wilayas du pays ont été sélectionnés vendredi. Les interventions chirurgicales ont commencé le samedi pour prendre fin aujourd’hui ».
« Avec ces greffons, l’équipe chirurgicale gagne beaucoup en temps et en efficacité, a expliqué le Pr Benbouzid qui supervise l’opération en laissant place à de jeunes chirurgiens de se familiariser avec cette nouvelle technique.

Le Pr Benbouzid estime que « cette initiative est avantageuse pour l’Algérie, dans la mesure où certains cas nécessitent une prise en charge à l’étranger coûtant 5 000 dollars le nerf.
Le chef de service orthopédie de ben aknoun a souligné qu’il s’agit d’interventions pointues. « Une microchirurgie consistant en une chirurgie directe du plexus brachial avec des greffes nerveuses sur des nourrissons de bas âge, alors qu’avant on abordait des enfants plutôt plus âgés, car l’intervention nécessite au préalable un prélèvement sur le même corps de ces nerfs, les couper selon les besoins et puis les greffer. C’était plutôt des opérations palliatives. Ce qui rend la durée de l’opération longue.
« Avec ces greffons, l’enfant subit moins de traumatismes et une intervention chirurgicale moins lente.

Une technique que les jeunes chirurgiens sont capables d’assurer, mais il aussi souhaitable que l’Algérie recommence enfin à faire des prélèvements d’organes et de tissus sur cadavres et que l’agence nationale de biomédecine soit fonctionnelle.
Il faut savoir que cette mission bénévole a été menée par le Pr Alain Gilbert permettra la formation continue pour nos orthopédistes.

Les spécialistes expliquent que les allogreffes sont les greffes les plus courantes. Elles concernent les cas où donneur et receveur font partie de la même espèce biologique mais, étant deux individus distincts, donneur et receveur possèdent des complexes majeurs d’histocompatibilité (CMH) différents. Dans ces cas, la greffe s’accompagne d’un traitement immunosuppresseur visant à prévenir une des complications majeures de la greffe : « le rejet ». Plus les CMH sont ressemblants, plus la greffe a des chances de réussite.
Les allogreffes sont très variées, celle du foie, du rein, de la moelle osseuse, de la cornée, du tympan, osselets, du Poumon et aussi du cœur.

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