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Nationale

Accusée d’avoir utilisé Pegasus, l’Algérie dépose plainte contre RSF

Accusée d’avoir utilisé Pegasus, l’Algérie dépose plainte contre RSF

L’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, a déposé  plainte pour diffamation contre Reporters Sans Frontières (RSF) qui a accusé l’Algérie d’utiliser le logiciel d’espionnage israélien Pegasus, dans une liste de 180 pays publiée par l’organisation de défense des doits des journalistes dans le monde. C’est ce qu’a annoncé la représentation diplomatique algérienne dans un communiqué ce vendredi à Paris.

« Cette action en justice porte sur l’assertion contenue dans un communiqué publié par RSF le 19 juillet 2021 sur son site web, selon laquelle l’Algérie figure parmi les pays en possession du logiciel Pegasus et qu’elle l’utiliserait poyr espionner d’autres parties », a précisé la représentation diplomatique algérienne à Paris.

L’ambassade a qualifié ces « allégations » de « diffamatoires » et de « mensongères », qui sont « inadmissibles » et relèvent de la « manipulation de RSF connue pour son acharnement vis-à-vis de l’Algérie ».

L’Algérie « ne dispose aucunement de ce logiciel et n’a jamais eu à l’utiliser, ni à traiter ou à collaborer, de quelque manière que ce soit, avec les parties détenant cette technologie à des fins d’espionnage visant à porter atteinte à l’honneur et à la réputation d’un pays respectueux de la légalité internationale », a expliqué la représentation diplomatique algérienne.

Plusieurs personnalités algériennes dont de hauts responsables de l’Etat parmi eux l’ancien président déchu Abdelaziz Bouteflika , le défunt vice-ministre de la défense et chef d’Etat major Ahmed Gaid Salah et le diplomate Abdelaziz Rahabi ont été espionnées par les services de renseignements marocains à travers le logiciel israélien Pegasus.

Les Algériens ciblés par cette opération d’espionnage, on trouve des hauts responsables politiques, mais aussi les militaires, les diplomates, et même les chefs de partis politiques et des chefs d’entreprise, a révélé récemment le journal français Le Monde.

Ainsi, ce sont plus de 6.000 numéros algériens qui ont été ciblés par le Maroc dans le cadre de cette vaste opération d’espionnage.

Dans cette liste des numéros infectés, on y trouve ceux présumés de Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP décédé en décembre 2019, du chef de la DGSI (services intérieurs), le général Wassini Bouaza, en détention à la prison militaire de Blida, ainsi que les frères et sœur de Abdelaziz Bouteflika : Saïd, Nacer et Zhor.

D’autres personnalités politiques ont été sélectionnés par les services marocains : Ramtane Lamamra, l’actuel chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, Nourredine Bedoui ainsi que Noureddine Ayadi, qui a occupé successivement les postes de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères puis de directeur de cabinet de la Présidence de la République, selon le Monde.

L’ancien patron du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE), Ali Haddad, actuellement en prison. Le Monde dévoile aussi l’étonnante histoire de l’adjudant Guermit Bounouira, ancien secrétaire particulier de Gaïd Saleh. son numéro de téléphone était sous surveillance. Bounouira avait fui l’Algérie pour le Turquie suite au décès de Gaid Salah, mais il a été vite livré par Istanbul à l’Algérie en août 2020, et il se trouve actuellement en détention pour « haute trahison ».

Le royaume chérifien s’est également intéressé à des journalistes et à des personnalités politiques comme Abdelaziz Rahabi et Zoubida Assoul, selon la même source.

Les services de renseignement marocains sont impliqués dans un gros scandale de cyber-espionnage à l’échelle mondiale ciblant les données personnelles et les téléphones de plusieurs journalistes et patrons de médias et des chefs d’État, révèlent, ce lundi, plusieurs médias français avec le concours d’Amnesty International.

Le Maroc qui a mis sous surveillance des journalistes marocains et une trentaine de professionnels de médias étrangers en utilisant le logiciel israélien Pegasus, celui qui a servi à l’espionnage du téléphone du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné sauvagement sur ordre du prince héritier Mohamed Ben Salmane, en Octobre
2018 à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul.

Les révélations sur l’utilisation du logiciel espion israélien baptisé Pegasus, que publient cette semaine Le Monde et seize rédactions coordonnées par l’organisation Forbidden Stories, avec l’appui technique d’Amnesty International, se basent sur une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone, présélectionnés par certains clients de NSO Group pour une éventuelle mise sous surveillance.

Pegasus qui permet de prendre le contrôle d’un téléphone, donne accès à l’intégralité du contenu de l’appareil ainsi qu’à son microphone et sa caméra. Parmi les pays utilisateurs : le Maroc.

Une liste de 50 000 numéros de téléphone ciblés par Pegasus, un logiciel-espion développé par la société israélienne NSO Group.

Le Maroc a normalisé ses relations diplomatiques avec Israël en décembre dernier, en échange de la reconnaissance par les États-Unis de sa souveraineté sur le Sahara occidental occupé.

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