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Nationale

Accusé de fraude, sa mère le poursuit en Justice

Accusé de fraude, sa mère le poursuit en Justice

Poursuivi pour émission d’un chèque sans provisions par sa propre mère puis condamné à deux de prison fermes, le mis en cause, un docteur en informatique R. Samir, accuse sa famille d’avoir ourdi un complot contre lui dans un pourvoi en cassation introduit par ses avocats.
C’est une affaire pour le moins inhabituelle qui oppose depuis des mois cet informaticien qui gère une entreprise spécialisée dans le domaine des transports dans la localité de Bordj El Kiffan et les membres de sa famille. Le mis en cause a été attaqué en justice en matière pénale par le gérant de l’entreprise « RS Trans » B. Nabil sur demande de la mère, du frère et des sœurs de l’accusé pour émission de chèque sans provisions d’un montant de 200 millions de dinars. Le prévenu détient 60% des parts de l’entreprise son oncle Abderrahmane R détient 20% et le reste des parts est reparti entre les autres membres de la famille. Lors de son passage à la barre, cette semaine, le prévenu qui a été condamné à deux ans de prison ferme a déclaré au président de la 5e chambre pénale de la cour d’appel d’Alger, Boukharssa Youcef qu’il fait l’objet d’un « coup monté » de toutes pièces par l’ensemble de sa famille notamment sa mère car il refusé de leur céder ses parts de la société.
A la question de savoir s’il a effectivement signé le chèque objet du litige, le prévenu a répondu par la négation. « J’ai égaré le chèque objet de la poursuite judiciaire quelques mois auparavant. Je détiens toujours la déclaration de perte du dit document ».
Il a par ailleurs tenu à souligner au juge alors en charge du dossier que : « le gérant a appliqué à la lettre les directives que lui donnaient ses sœurs et sa mère. « Je n’arrive toujours pas à comprendre monsieur le président l’attitude de ma mère. Je ne lui ai et je ne lui ferai jamais de mal ». Il n’a pas caché son mécontentement quant au non désignation d’un expert en graphologie pour déterminer si l’écriture et la signature se trouvant sur le chèque sont les siennes.
Il convient de signaler que R. Redouane qui n’est autre que le frère de R. Samir a été condamné quant à lui à une année avec sursis pour s’être rendu pénalement responsable d’abus de confiance et dilapidation des biens de l’entreprise. Le montant du préjudice causé à l’entreprise suite à ces « opérations frauduleuses » est de l’ordre de 37 milliards de centimes.
Les avocats du prévenu ont introduit un pourvoi en cassation devant la chambre correctionnelle et délictuelle de la cour suprême, sollicitant la révision de la peine prononcée contre leur client car ils estiment que celle-ci est « trop lourde ». Il est à rappeler que d’autres actions en justice sont enregistrées de part et d’autres et la justice tranchera dans d’autres plaintes pénales et requêtes civiles incessamment.

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