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Accord Opep – non-Opep : Les mises en garde de l’AIE

Accord Opep – non-Opep : Les mises en garde de l’AIE

Les cours du brut poursuivaient leur hausse mardi dans les échanges européens, bien que l’application de l’accord de l’OPEP sur la réduction de la production devrait commencer en janvier prochain. Déjà le Koweit, le Qatar et les Emirats arabes unis ont confirmé la réduction de leur offre respective à partir de cette date, conformément à la décision du cartel. 

Des annonces qui suivent la première réaction de l’Arabie saoudite, qui a alerté ses clients européens et américains de la baisse de ses exportations de brut, excluant seulement de ses restrictions les clients asiatiques. Ces simples annonces et autres déclarations ont changé complètement la donne sur les marchés pétroliers et redonné aux confiance investisseurs et aux potentiels acteurs dans le secteur énergétique.

Mardi vers 16 heures, le cours du Brent flirtait avec les 56 dollars le baril, à 55,61, alors que le WTI valait à la même heure 52,66 dollars le baril. Des tendances haussières qui n’ont pas échappé aux experts de l’Agence internationale de l’Energie, un organisme qui défend les intérêts des pays occidentaux consommateurs de pétrole. Selon l’AIE, les stocks mondiaux pourraient commencer à baisser au premier semestre 2017 si les membres de l’OPEP et ceux hors-OPEP respectent leurs engagements signés récemment.

« L’accord porte sur une durée de six mois et nous devons lui laisser le temps d’être mis en œuvre avant de réévaluer notre prévision de marché. En cas de réussite, cela se traduira par une hausse des prix et une stabilité en termes de revenus pour les producteurs », estime l’AIE dans son rapport mensuel publié hier et cité par l’agence Reuters. 

Pour les experts de l’AIE, la demande mondiale de pétrole augmentera plus fortement que prévu en 2017, ce qui risque de converger avec la baisse ou la réduction de la production de brut la même année.

C’est ainsi que cette agence prévoit une hausse de 120 000 barils par jour de cette demande mondiale, la portant à 1,4 million de barils/j, bien qu’elle croie qu’il est trop tôt pour faire une évaluation de l’impact des derniers changements et surtout des décisions de réduction.

Cependant, l’AIE ne manque pas d’avertir qu’en cas d’échec de la mise en application de l’accord entre les membres de l’OPEP et des non-OPEP, cela « induirait le risque d’une quatrième année d’accumulation de stocks et celui d’un retour à la baisse des prix ».

C’est exactement cette crainte qui mobilise l’OPEP et ses partenaires à vouloir mettre en place un comité technique de suivi et de contrôle. Tous les experts le disent, c’est la rigueur, la discipline et le respect des clauses des accords et des quotas qui vont renforcer la crédibilité des producteurs et redonne la confiance aux investisseurs. Un défi que l’OPEP tentera de relever en 2017.

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