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Nationale

Accord d’association Algérie UE  : Un dossier revient sur le devant de la scène

Accord d’association Algérie UE  :  Un dossier revient sur le devant de la scène
Diego Mellado Pascua.

L’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne est encore une fois remis sur le tapis. Cette fois-ci, il a été évoqué par le nouvel ambassadeur de la Mission de l’Union européenne (UE), Diego Mellado Pascua, avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le nouvel ambassadeur de la Mission de l’UE a aussi affirmé que l’Algérie est un partenaire « privilégié, essentiel et fondamental » de l’UE.

 Remettant ses lettres de créance au président de la République, le nouvel ambassadeur de la Mission de l’UE a mis en avant les relations bilatérales entre les deux parties dans plusieurs domaines et a surtout fait part de la volonté d’aller de l’avant. Le dossier de l’Accord d’association qui lie les deux parties, dont les dispositions sont appelées à être revues, comme réclamé par l’Algérie, a été abordé lors de cette rencontre.

L’ambassadeur de l’UE a, en effet, indiqué avoir évoqué avec le président de la République l’Accord d’association entre l’Algérie et l’UE ainsi que les voies et moyens d’élargir « les liens d’amitié forts » entre les deux parties, affirmant que sa rencontre avec le président de la République a été l’occasion de passer en revue les relations entre l’Algérie et l’UE, qui sont « riches, intenses et diversifiées », citant notamment les échanges commerciaux et les investissements.

 

« Nous sommes conscients que nos destins sont liés, nous souhaitons continuer à travailler ensemble et nous assurer que les économies algérienne et européenne soient intégrées et que le dialogue politique puisse continuer », a déclaré M. Pascua au terme de la cérémonie de remise de ses lettres de créance au président de la République. Il a ainsi exprimé son souhait de voir les deux parties travailler « dans le cadre de la solidarité européenne et de tous les Etats membres de l’UE avec l’Algérie, qui est un partenaire privilégié, essentiel et fondamental de l’Europe ».

 

D’aucuns estiment que ce qui est attendu est la révision de cet accord en prenant en considération l’intérêt des deux parties, sachant que l’Algérie se sent lésée compte tenu du déficit de la balance commerciale pour le pays, qui exporte exclusivement des hydrocarbures vers le Vieux Continent, en plus de ne pas avoir accompagné ce partenariat avec des investissements, comme il est initialement prévu. Selon les spécialistes, l’accord est en défaveur de l’économie algérienne de manière générale, principalement dans son aspect commerce extérieur. Ils voient en la conjoncture qui fait de l’Algérie le centre des préoccupations de l’UE en tant que fournisseur d’énergie, principalement de gaz, l’opportunité de rendre effective la révision de l’accord.

 

L’Algérie n’a cessé, notons-le, de réclamer la révision les dispositions de l’Accord d’association avec l’UE et l’a fait entendre par la voie des hautes autorités du pays. Le président de la République avait donné, en 2021, des instructions à même de faire de cet accord un « accord équilibré » et de le revoir « clause par clause », selon une approche gagnant-gagnant.

 

Cette révision devrait être effective prochainement, d’autant que le président de la République a récemment indiqué que cet accord sera révisé à partir de 2025. Au début du mois en cours, lors de son entrevue périodique avec des représentants des médias, le président de la République a affirmé que cette révision, désormais « nécessaire », sera menée « avec souplesse et dans un esprit amical, sans entrer en conflit », soulignant le fait d’entretenir des relations normales avec les Etats de l’UE, y compris la France, l’objectif étant de l’adapter aux réalités économiques du pays. « L’accord avec l’UE a été conclu à une époque où l’Algérie était bien différente de celle d’aujourd’hui », a dit le Président, mettant en avant les avancées enregistrées par l’Algérie. Il a alors expliqué le fait qu’à l’époque de l’entrée en vigueur de cet accord, la contribution de l’industrie au revenu national ne dépassait pas 3 %, et le pays dépendait de l’importation de plusieurs produits et ne disposait pas de capacités d’exportation.

La donne a changé depuis, selon le chef de l’Etat, qui a souligné les capacités actuelles de production d’exportation de l’Algérie. Le Président a également indiqué que les Etats membres de l’Union européenne « veulent entretenir de bonnes relations économiques avec l’Algérie et ne s’opposent pas à une révision de l’accord ».  

Des sources ont affirmé que le dossier est ouvert et que les discussions sur la révision de l’accord d’association ont déjà commencé entre l’Algérie et l’Union européenne.



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