Accidents de la route à Constantine et à Tiaret: La série noire continue
La route a encore frappé, à deux reprises. Un autobus de transport de personnel a versé dans un ravin à Ibn Ziad, dans la wilaya de Constantine, tandis qu’à Tiaret, une collision entre une voiture de tourisme et un camion a fait de nouvelles victimes, alourdissant un bilan humain déjà catastrophique sur nos axes routiers.
À Constantine, le bilan définitif communiqué par la Protection civile fait état de 6 personnes décédées et 22 blessées. L’alerte a été donnée tôt jeudi matin, à 05h19, après qu’un autobus assurant le transport de personnel a dérapé avant de se renverser et de faire une chute vertigineuse dans un ravin sur la Route nationale n°79, reliant Constantine à Mila, au niveau de la commune d’Ibn Ziad.
Face à la violence de l’impact, les secours ont déployé un dispositif d’urgence massif comprenant 40 agents de tous grades, 10 ambulances, deux camions de secours ainsi que des véhicules de lutte contre les incendies. Les 22 blessés, souffrant de traumatismes de gravité variable, ont été évacués en urgence pour être pris en charge à la polyclinique d’Ibn Ziad, à l’Établissement public hospitalier d’El Bir ainsi qu’au Centre hospitalo-universitaire Benbadis de Constantine. Une enquête a immédiatement été ouverte par les services de sécurité afin de déterminer les causes exactes du drame.
Le même jour, la wilaya de Tiaret était elle aussi endeuillée. Dans la commune de Chehaima, une collision entre une voiture de tourisme et un camion a fait six morts et deux blessés, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Dès l’annonce du drame, survenu sur le chemin de wilaya n°2, les autorités locales sont intervenues en mobilisant l’ensemble des moyens humains et matériels disponibles pour prendre en charge les blessés, qui ont été transférés vers l’Établissement public hospitalier d’Aïn Deheb. Là aussi, une enquête a été ouverte afin d’établir les causes et circonstances exactes de l’accident.
Ces deux drames s’inscrivent dans une séquence particulièrement meurtrière survenue en l’espace de quelques jours seulement, relançant brutalement le débat sur la sécurité routière. Quelques jours plus tôt, la wilaya de Boumerdès connaissait l’un des drames les plus sombres de ces dernières années lorsqu’un autocar de voyageurs quittait la chaussée pour basculer dans un ravin, faisant le bilan effroyable de 27 morts et 42 blessés. Dans la foulée, la wilaya de Timimoun était à son tour frappée par la perte de 4 personnes et une quarantaine de blessés dans un nouvel accident d’autobus.
Cette accumulation de tragédies remet en lumière l’urgence absolue de renforcer les contrôles techniques, la surveillance des temps de repos des chauffeurs et la sécurité des infrastructures routières du pays.