Absentéisme et retards des enseignants : Le temps aux sanctions
Face à une recrudescence des absences injustifiées, des retards et du relâchement parmi les enseignants et autres fonctionnaires des établissements scolaires, des mesures dissuasives ont été prises par les directions de l’éducation nationale dans plusieurs wilayas.
Ces mesures ont été prises en vue d’endiguer ce phénomène de négligence au sein des établissements scolaires et d’imposer à nouveau la discipline générale en vue d’assurer le bon fonctionnement pour l’année scolaire en cours, ont indiqué les directions de l’éducation.
Après avoir constaté de nombreux cas d’indiscipline parmi les travailleurs, notamment les enseignants, les administrateurs et les ouvriers, pendant les heures officielles de travail, plusieurs directions de l’éducation ont publié une instruction, datée du 14 janvier, exhortant les chefs d’établissements sur la nécessité de faire preuve de diligence personnelle dans le respect de la mise en œuvre de cinq mesures visant à dissuader ces pratiques qui nuisent au bon fonctionnement de leurs établissements.
A cet égard, les directions de l’éducation ont exhorté leurs services compétents, notamment les inspecteurs de l’administration des écoles primaires et les directeurs des établissements d’enseignement, à veiller à ce que la première procédure soit mise en œuvre, à savoir celle du respect de la période légale de travail. Il est souligné que toute absence est considérée comme une période de travail non rémunérée qui donne lieu à une retenue sur salaire correspondant à la période d’absence, en application des dispositions de l’arrêté n° 03/97 du 11 janvier 1997, ainsi que du décret exécutif n° 59 /97 du 9 mars 1997.
Les mêmes directions ont également demandé à leurs services compétents de veiller à instaurer le respect et le suivi des retards pour rejoindre les postes ainsi que les sorties avant la fin des horaires officielles de travail, et ce conformément aux dispositions de l’arrêté 03/06 du 5 juillet 2006, qui comprend le statut particulier de la fonction publique.
L’arrêté en question stipule que les chefs d’établissements sont tenus d’imposer des sanctions disciplinaires aux travailleurs qui tardent à rejoindre leurs postes respectifs ou qui les abandonnent, avec des ponctions sur le salaire mensuel et sur la prime de productivité après avoir cumulé les périodes d’absence.
Concernant la troisième mesure, les directions de l’éducation ont souligné que tous leurs services internes et externes sont tenus de signaler les cas de négligence ou d’abandon de poste, après avoir informé les concernés, en tenant compte du délai légal, en exécution du décret exécutif n° 321/ 17 du 12 novembre 2017, précisant les modalités de licenciement du salarié pour négligence dans son poste.
Les mêmes services ont souligné l’importance de mettre en œuvre la quatrième mesure. Elle concerne la mise en place de procédures appropriées pour contrôler le phénomène des retards et des absences injustifiées. Pour les absences justifiées résultant d’un arrêt maladie, elles seront adressées au service de gestion des dépenses des personnels des directions de l’éducation, le mois suivant, soit avant le 10 de chaque mois.
En outre, les directions ont indiqué que les chefs du département de gestion des dépenses du personnel sont tenus de procéder à l’exécution de cet arrêté, c’est-à-dire la « retenue sur le salaire », le mois suivant, après l’envoi des arrêtés, et sans retard. Toujours concernant les absences justifiées, les services concernés sont prévenus que si un salarié est mis en arrêt maladie, les services de la Caisse nationale de sécurité sociale doivent être contactés afin de procéder à l’examen de la personne concernée.
Dans le même contexte, les directions de l’éducation ont souligné la nécessité de s’attaquer au laxisme pour parvenir à le contrôler, en veillant à la mise en œuvre de trois directives complémentaires aux procédures précédentes.
L’obligation pour les employés de signer la feuille de présence quotidienne ou d’utiliser le dispositif électronique d’empreintes digitales. Il sera également procédé au recours aux autorisations d’absence et autorisations de sortie dans les limites permises par la loi. Enfin, l’obligation d’informer l’administration de ces cas pour lui permettre de prendre les mesures nécessaires dans les limites de ce qui est prévu par la loi.