Absence des encadreurs durant le bac : Le ministère serre la vis
A trois jours seulement du coup d’envoi des épreuves du baccalauréat, session juin 2026, le ministère de l’Education nationale a décidé de renforcer son dispositif de contrôle et de discipline au sein des centres d’examen. Les directions de l’éducation ont reçu des instructions fermes pour garantir une mobilisation totale des personnels chargés de la surveillance. Aucune absence ne sera tolérée, sauf hospitalisation dûment justifiée. Les contrevenants s’exposeront, quant à eux, à de lourdes retenues financières et à des poursuites disciplinaires.
Selon des correspondances officielles datées du 31 mai dernier et relatives aux préparatifs des examens officiels de la session 2026, les services de l’orientation et des examens relevant des directions de l’éducation ont demandé aux chefs des centres d’examen, aux inspecteurs de l’enseignement primaire chargés de l’administration ainsi qu’aux directeurs des établissements scolaires de mettre en œuvre un ensemble de mesures organisationnelles destinées à assurer le bon déroulement des épreuves.
Parmi les principales dispositions, figure le contrôle rigoureux de la présence des encadreurs à travers des plateformes numériques spécialement développées pour suivre en temps réel les listes de présence et d’absence au niveau des centres d’examen.
Les instructions ministérielles concernent l’ensemble des personnels mobilisés du 7 au 11 juin, sont notamment visés les chefs de centres, leurs adjoints, les observateurs, les enseignants surveillants, mais également les personnels de soutien, les agents des services économiques ainsi que les agents de prévention et d’appui.
Les services compétents ont clairement signifié aux responsables des établissements scolaires qu’aucune absence ne sera acceptée, quel qu’en soit le motif. Les certificats médicaux ordinaires ne seront pas pris en considération. Seuls les cas d’hospitalisation dûment attestés pourront être examinés.
Les sanctions prévues sont particulièrement dissuasives, tout encadreur absent verra les journées liées à la réunion préparatoire ainsi que les jours d’examen retenus sur sa rémunération. À cela s’ajoute une réduction de 20 points de la prime de rendement, en plus de l’engagement de procédures disciplinaires conformément aux textes réglementaires en vigueur.
Les directions de l’éducation ont été appelées à veiller à l’application stricte des dispositions prévues par le décret exécutif n°25-54 du 21 janvier 2025 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale, notamment les articles 23 et 24 qui remplacent les dispositions de l’ancien article 292 du décret 08-315.
Les responsables sont également tenus de se conformer aux circulaires ministérielles relatives à la préparation et à l’organisation des examens scolaires de la session 2026 ainsi qu’au guide de gestion des centres d’examen.
Dans le même contexte, le ministère de l’Éducation nationale a renouvelé son avertissement concernant l’introduction d’appareils électroniques dans les centres d’examen.
Tous les candidats sont tenus de remettre leurs téléphones portables ainsi que tout dispositif de communication, de stockage ou de récupération d’informations à la cellule d’accueil installée à l’entrée des centres dès leur arrivée.
Le département ministériel rappelle que toute violation de cette mesure expose son auteur à des sanctions sévères pouvant aller jusqu’à l’exclusion de l’examen, compromettant ainsi son parcours scolaire.
Sur le plan de l’encadrement humain, les directions de l’éducation ont déjà entamé l’opération de notification et de distribution des convocations aux enseignants désignés pour assurer la surveillance des salles d’examen.
Par ailleurs, une réunion de coordination regroupant les observateurs est programmée pour le 6 juin à travers l’ensemble des wilayas. Cette rencontre sera consacrée à la présentation des dernières consignes et à la définition précise des missions qui leur seront confiées afin de garantir une surveillance efficace et transparente du déroulement des épreuves.
Anticipant toute situation exceptionnelle, le ministère a également prévu un dispositif alternatif reposant sur la mobilisation de centres d’examen de réserve relevant du cycle primaire.
Ces établissements ont été identifiés, équipés et préparés pour être opérationnels à tout moment. Des réquisitions officielles ont été adressées aux personnels concernés afin d’assurer leur disponibilité immédiate et permettre un transfert rapide des candidats en cas de nécessité ou de déficit en encadrement.
À travers cet ensemble de mesures organisationnelles, disciplinaires et sécuritaires, le ministère de l’Éducation nationale entend garantir le bon déroulement du baccalauréat 2026 et préserver la crédibilité d’un examen qui demeure l’un des rendez-vous les plus importants du calendrier scolaire national. Le département ministériel a, à cet effet, appelé l’ensemble de la communauté éducative, les partenaires sociaux et les parents d’élèves à contribuer à la réussite de cette échéance dans un climat de sérénité, de discipline et de responsabilité.