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Nationale

Abderrezak Makri l’a affirmé : « Le MSP ne soutiendra aucun candidat »

Abderrezak Makri l’a affirmé :  « Le MSP ne soutiendra aucun candidat »

Cela a l’avantage de la clarté : le parti dirigé par Abderrezak Makri, le MSP, ne va soutenir aucun candidat à l’élection présidentielle de décembre prochain. C’est le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui l’a affirmé dans une conférence de presse tenue dimanche en fin de journée.

Abderrezak Makri a en effet déclaré que le MSP ne va « soutenir aucun candidat », et donc, après avoir annoncé son retrait de la présidentielle, il observera une stricte neutralité politique par rapport à cet événement.

S’il considère que le scrutin constitue, “par principe, un impératif pour assurer la pérennité des institutions constitutionnelles et civiles et la sortie de crise”, Makri ferme (définitivement ?) la porte aux commentaires selon lesquels le MSP pourrait soutenir certains candidats de l’opposition – D’aucuns citent même Ali Benflis – pour contrecarrer la candidature de Tebboune.

Lors d’une conférence de presse, consacrée à l’évaluation des résultats de la session extraordinaire du Majliss echoura (Conseil consultatif) du MSP, M. Makri a ainsi affirmé que le mouvement « ne soutient aucun candidat et n’envisage pas de nouer d’alliances, en l’absence de conditions d’une véritable concurrence ».

« Le MSP est souverain dans ses décisions et ne peut être récupéré par aucune partie », a ajouté Makri, qui pointe du doigt certaines tentatives de récupération du mouvement pour sponsoriser des candidats proches du parti, dont Abou Djerra Soltani.

Car, selon Makri, « le MSP œuvre à réaliser un consensus national qui sert l’intérêt du pays, loin des intérêts personnels », faisant en même temps remarquer que son parti « respecte la décision d’un nombre important de citoyens qui veulent une élection présidentielle pour sortir de la situation actuelle ».

Le MSP est pour le principe de convoquer une présidentielle, car « elle constitue un impératif pour assurer la pérennité des institutions constitutionnelles et civiles et la sortie de crise, d’autant que la complexité de la situation économique exige un consensus national pour une réelle relance économique », a fait observer Makri, qui a encore justifié

l’absence du MSP à l’élection présidentielle par « l’absence de la concurrence et la non-satisfaction de la revendication relative au départ du gouvernement actuel, en sus des failles émaillant l’arsenal juridique dans le volet inhérent au processus électoral et les mesures de confiance ».

Pour autant, le président du MSP reste à l’écoute de la situation politique nationale et pourrait intervenir dans le débat actuel sur la participation ou non à la prochaine présidentielle.

Et s’il a annoncé qu’il n’y participera pas et qu’il ne sponsorisera pas de candidat indépendant ou à la tête d’une formation politique d’opposition, le président du MSP est resté silencieux sur le fait que son parti, avec une forte assise électorale, pourrait donner des consignes de vote pour un candidat du consensus.

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