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Nationale

Abderrahmane Benkhalfa : «Aucun projet n’a été annulé ni supprimé»

Abderrahmane Benkhalfa : «Aucun projet n’a été annulé ni supprimé»

Pour tenter de maîtriser le budget de l’Etat, plusieurs projets publics ont été gelés. Ces derniers ne sont pas annulés et ils seront lancés dès que la situation financière du pays s’améliore.

C’est ce qu’a affirmé, jeudi, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, en marge d’une séance plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la nation. « Aucun projet n’a été annulé, ni supprimé.

Il s’agit seulement de reporter la réalisation de ces projets en attendant que les ressources financières du pays retrouvent leur niveau habituel « , a indiqué M. Benkhalfa.

Le premier responsable des finances a tenu à expliquer que le gel de projets n’a pas touché les secteurs sensibles qui ont une « lourde charge sociale » tels ceux de l’éducation et de la santé, et que les projets gelés à travers les différentes wilayas portaient sur des secteurs « complémentaires ».

Il a rappelé, également, que les projets gelés sont également ceux dont les études n’ont pas encore été lancées, et ce, dans l’objectif de dégager des plus-values sur le budget de l’Etat en cette conjoncture marquée par une baisse de près de la moitié de ses revenus d’exportations des hydrocarbures.

Interrogé sur les projets gelés dans la wilaya de Batna. M., Benkhalfa a alors expliqué qu’il existe une nomenclature de ces gels et que celle-ci était établie par ordre de priorités. « Tous ces projets sont gelés momentanément et ne sont pas annulés », a-t-il affirmé. 

« Nous allons tous les relancer quand la situation financière du pays s’améliorera », a assuré M. Benkhalfa, en soulignant que nombre d’autres projets étaient maintenus et sont à présent en cours de réalisation dans cette wilaya comme dans d’autres.

Par ailleurs, le ministre a été interpellé par un autre parlementaire au sujet d’une instruction datant d’avril 2014, adressée par la Direction générale des domaines aux services de préservation foncière, qui interdit aux propriétaires des terres agricoles en indivision, toute opération ou transaction relative à ces terres.

Le ministre qui nie l’intention de l’Etat de s’accaparer de ces terres, explique que cette mesure vise donc à mettre fin à ces pratiques « illégales ».

« Un bien en indivision est un bien sur lequel plusieurs personnes ont un droit mais qui n’est pas matériellement divisé entre elles « , a-t-il encore expliqué. Selon lui, depuis son entrée en vigueur, cette disposition empêche les propriétaires privés de ces terres de les exploiter notamment dans le cadre de l’habitat rural, et de régler les litiges familiaux relatifs à la répartition de ces terres.

A ce propos, le ministre a indiqué que l’Etat veillait à préserver les terres agricoles pour qu’elles soient exploitées en tant que telles et non pour la construction, et ce, même si ces terres relèvent de la propriété privée.

Selon lui, il s’agit d’une mesure « préservatrice et momentanée », qui vise à préserver l’aspect agricole de ces terres. « Il y a une démarche au niveau du gouvernement qui vise à préserver et à protéger tous les terrains agricoles au niveau national », a-t-il insisté.  Et c’est dans cet objectif, a-t-il explicité, que son ministère a élaboré cette instruction d’avril 2014 du fait que des parcelles de terres agricoles ont été affectées à la construction de logements sans avoir des permis de division de ces terres en indivision.

Mais il a fait savoir qu’un texte réglementaire serait promulgué prochainement afin de mettre fin à cette situation de blocage de cette catégorie de terres agricoles.

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