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Nationale

Abdelmalek Boudiaf va-t-il sévir, à Constantine ?

Abdelmalek Boudiaf va-t-il sévir,  à Constantine ?

La polémique dans le milieu sanitaire fait rage à Constantine. Une maternité dont la gestion « honteuse » a fait la une des journaux télévisés, des révélations de gaspillages évalués à plusieurs milliards de centimes, des suspensions à la pelle et au final une sortie médiatique, inattendue au demeurant, du premier responsable de la plus importante structure sanitaire de la capitale de l’Est, le CHU Dr Benbadis en l’occurrence, font sortir au grand jour des maux qui gangrènent depuis des années la mégastructure sanitaire au grand dam des malades « orientés » ou contraints des fois contre leur gré de se diriger vers des structures privées dont de simples soins leurs coutent souvent les yeux de la tête. Des révélations accusant certains responsables de services de mauvaise gestion, de gaspillage et même de détournement de deniers public ont secoué l’apathie dans laquelle est soumis l’un des plus grands hôpitaux du pays. Des accusations ayant au passage poussé le directeur jusqu’à ester en justice certains chefs de service.

Une multitude de problèmes cumulés depuis près d’une décennie devenus presque inextricables, et dont la responsabilité incombe, selon le premier responsable du CHU, Kamel Benyassaad, au fait que ses prédécesseurs n’ont rien fait s’ils n’ont pas participé au désordre. « D’ex directeurs ont laissé trainer les choses et n’ont rien fait », a-t-il dit.
Des révélations graves qui semblent aussi à l’origine de l’empressement du ministre de la Santé et de la Population lequel n’a pas tardé a réagir. est annoncé aujourd’hui dans la ville des ponts, où il sillonnera les plus importants établissements de santé de la wilaya.

A en croire des sources proches de l’établissement hospitalo-universitaire, où Abdelmalek Boudiaf entamera sa visite de travail, l’hôte de la cité antique sera appelé à apporter personnellement les remèdes nécessaires. Ou du moins concevoir un plan de sauvetage à moyen et long terme pour le centre hospitalier qui connait depuis des années un laisser aller alarmant. Mais pour cela, l’on croit savoir que des têtes tomberont aujourd’hui.
Le nouveau directeur avait dès sa prise de fonction au mois de décembre dernier tenté de bousculé le centre mais sa stratégie avait buté sur l’indiscipline de certains chefs de services qu’il n’a pas cessé d’ailleurs d’accuser de mauvaise gestion et de laxisme, dont ceux des services de la maternité, de la chirurgie générale et celui du service d’orthopédie aujourd’hui parti à la retraite. Rien que pour ce dernier, le directeur l’accuse d’avoir sciemment gaspillé des centaines de prothèses de la hanche dont la valeur avoisinerait les trois milliards.
Plus grave, le directeur avait même révélé que quatre échographes appartenant à la maternité avait été « saccagés au marteau ». Des accusations suffisamment graves pour qu’une enquête soit exigée afin de mettre la lumière sur l’affaire.
Le ministre devrait ainsi faire une tournée autour de certains services au centre de la polémique. A en croire une source proche de la direction du CHU, la maternité, l’orthopédie et le service d’ophtalmologie non fonctionnel depuis au moins trois ans n’échapperont certainement pas à l’inspection du ministre.

Par ailleurs, l’on apprend qu’au menu de la visite qui était prévue plus tard, à en croire une source proche de la tutelle, mais avancée pour les raisons citées plus haut, des virées à l’hôpital El-Khroub de la deuxième, et à l’hôpital de Didouche Mourad récemment restauré après sa cession il y a plus de quatre années par l’armée au secteur de la santé ont été programmées. Le ministre procédera aussi à la pose de la première pierre d’un complexe mère-enfant prévu à la ville nouvelle Ali Mendjli et à l’inauguration d’une polyclinique à la ville nouvelle Massinissa baptisée au nom du moudjahid le professeur Pierre Chaulet, décédé en 2012.

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