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Nationale

Boudiaf auditionné par la police de Constantine

Boudiaf auditionné par la police de Constantine
Abdelmalek Boudiaf à a été wali de constantine entre août 2005 et septembre 2010

L’ancien ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, également ancien wali de Constantine, Abdelmalek Boudiaf, a été auditionné jeudi dernier par les enquêteurs de la brigade économique et financière de la police judiciaire de la sûreté de la wilaya de Constantine, dans le cadre d’une enquête préliminaire déclenchée sur commission rogatoire de la Cour suprême, en sa qualité d’ex-wali de la capitale de l’Est.

M. Abdelmalek Boudiaf devait répondre aux questions des enquêteurs relatifs à des dossiers liés à des projets lancés entre 2005 et 2010, notamment en ce qui concerne certains chantiers entrant dans le cadre du deuxième programme quinquennal 2015-2019 lancé par le président déchu Abdelaziz Bouteflika, qualifiés alors de gigantesques et dont certains étaient censés être de véritables amorceurs du développement de la wilaya, à leur tête le projet d’évacuation de la cité Rahmani-Achour (ex-Bardot).
Le site, qui s’étend sur près de 54 hectares, devait être réaménagé après la délocalisation de ses habitants pour accueillir d’importantes infrastructures, dont des tours, des centres commerciaux, en sus d’aires de repos et de détente pour les Constantinois.
Or, le projet n’a jamais vu le jour pour des raisons administratives et d’autres liées au site. Le site a par la suite été réaménagé par les services de l’environnement en un  grand espace vert, dont la livraison continue d’être repoussée bien que les ex-habitants aient été indemnisés par des sommes jugées faramineuses.

D’autres griefs seraient retenus contre l’ex-chef de l’exécutif de Constantine Abdelmalek Boudiaf, dont celui de la délocalisation des commerçants de la ferraille, installés auparavant dans la région de Guettar El-Aich, à la sortie sud de la ville vers la localité de Aïn Abid à l’Est, pour les besoins d’un grand projet de réalisation d’un complexe sportif devant accueillir un nouveau stade de 50 000 spectateurs et d’autres structures dont des salles de sport et des piscines.
Il y a aussi le projet du pont géant,  mégastructure dont les travaux n’ont toujours pas été achevés après le départ de l’entreprise brésilienne réalisatrice et l’apparition d’un défaut au niveau d’un des piliers.

Un autre dossier lié au projet qualifié de fictif, le boulevard qui devait relier la cité Boussouf  à celle de Djebel El-Ouahch, qui s’étend sur une dizaine de kilomètres et qui n’a jamais vu le jour.

D’autres projets, dont le téléphérique et le pôle pharmaceutique, ont été passés au crible, ainsi que le fameux complément alimentaire « Rahmet Rabi », destiné aux diabétiques et dont l’inventeur aurait bénéficié de largesses de l’ex-responsable.

Cette affaire pourrait aussi, à en croire une source proche du dossier, voir défiler devant les enquêteurs d’autres responsables locaux dont des maires et des directeurs de l’exécutif de wilaya ainsi que des députés, impliqués surtout dans des affaires de foncier.

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