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Nationale

Abdelmadjid Silini : « Des détenus du Hirak devraient être libérés prochainement »

Abdelmadjid Silini :  « Des détenus du Hirak devraient être libérés prochainement »

Des détenus du Hirak devraient être libérés prochainement, selon des sources proches du bâtonnat d’Alger. « Certains détenus du Hirak pourraient être libérés dans deux semaines », a déclaré, ce mercredi au journal El Khabar, Me Abdelmadjid Sellini, bâtonnier de l’ordre des avocats d’Alger.

Pour lui, les arrestations sont motivées par une approche politique erronée.

Le bâtonnier a fait état « d’informations » sur la libération de « certains détenus du Hirak dans deux semaines ». « Il n’est pas possible que les choses demeurent ainsi alors que le pays va vers une échéance électorale importante », a-t-il indiqué.

Pour Me Silini, les arrestations ciblant des activistes entrent dans une stratégie que le pouvoir « considère nécessaire dans la phase actuelle, des cartes utilisées pour faire passer des choses précises. Je ne vois aucun intérêt ni aucune raison à ces arrestations dès lors que chacun exprime son avis et sa position politique dans le cadre des libertés reconnues à tous les citoyens ».

D’autant qu’il souligne qu’il n’y a dans les opinions et positions exprimées « aucune atteinte à la sécurité du pays et il n’y en a pas parmi eux qui veulent du mal au pays, ou qui seraient complices de parties ou qui recevraient des ordres. Je considère que les arrestations actuelles relèvent d’une approche politique erronée. Il y a des informations sur la libération de certains détenus du hirak dans les deux semaines comme une forme d’apaisement et pour faire baisser la tension ».

De son côté, Abdelaziz Rahabi a qualifié mardi l’arrestation du militant Samir Benlarbi et de manifestants de « virage dangereux ». « L’arrestation de Samir Benlarbi et de manifestants du Hirak national constitue un virage dangereux dans les choix du pouvoir en place », relève-t-il dans une réaction postée sur Facebook.

M. Rahabi explique que le pouvoir « a refusé d’instaurer les mesures d’apaisement pour renforcer la confiance dans le traitement de l’impasse politique que vit le pays, dont la responsabilité incombe entièrement au pouvoir ».

« Ces agissements et d’autres, comme la fermeture des médias aux avis opposés et le chantage à la publicité institutionnelle sur les médias privés ainsi que les restrictions sur les activités politiques et associatives, ne favorisent pas un climat favorable à l’organisation d’un scrutin populaire qui nécessite un taux de participation qui lui donnera la crédibilité nécessaire », a-t-il ajouté.

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