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Nationale

Abdelmadjid Sidi Saïd insiste sur la dépénalisation de l’acte de gestion

Abdelmadjid Sidi Saïd insiste sur la dépénalisation de l’acte de gestion

La sécurisation du gestionnaire passe par la dépénalisation de l’acte de gestion, selon le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd.

« Il y a une volonté au sein de la tripartite de donner un élan au gestionnaire en le sécurisant, en le motivant et en l’accompagnant, et ceci passe impérativement par la dépénalisation de l’acte de gestion », a-t-il déclaré hier sur les ondes de radio Alger Chaîne III.

Pour Sidi Saïd, sécuriser le gestionnaire, croire en ses compétences, se répercutera sur le salarié, car la « synergie » dans la relation entre les deux parties est un élément fondamental de l’avancée de la dynamique économique.

Le S-G de la Centrale syndicale a abordé par ailleurs la question des fortes importations en soulignant la nécessité de protéger la production nationale en mettant un terme à l’importation anarchique, qui serait selon à l’origine de d’inflation.

« Nous avons la possibilité de trouver les mécanismes pour protéger la production nationale », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il y a un consensus au sein de la tripartite –Gouvernement patronat et syndicat- pour agir afin de fructifier l’outil de production nationale.

Quant à l’éventuelle adhésion de l’Algérie à l’OMC et ses répercussions sur les entreprises nationales, la question ne semble pas inquiéter le SG de la Centrale syndicale. « Je ne m’attarde pas sur l’OMC. Je m’attarde plutôt sur la préservation de l’outil national de production. C’est ce qui va me permettre de protéger l’économie nationale », a-t-il répondu. Pour l’hôte de la Chaîne III, l’adhésion à l’OMC n’empêchera pas l’Algérie de protéger son économie.

« D’ailleurs, les pays du monde entier protègent leur économie, à commencer par les Etats-Unis, en premier, la France en deuxième position… tous ces pays ne cessent de protéger leur économie, malgré leur adhésion à l’OMC », a-t-il argué. Concernant l’abrogation de l’article 87-bis de la loi 90-11 relative aux relations de travail, M. Sidi Saïd a rappelé que c’était « une conditionnalité du FMI en1994 » à laquelle l’Algérie a mis fin. Il a ajouté qu’à l’époque, le FMI avait également demandé le licenciement de « pas moins d’un million de travailleurs, particulièrement dans la Fonction publique ».

Le SG de l’UGTA a assuré que « l’abrogation de l’article 87-bis, dont l’application est entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2015, permettra une augmentation des salaires qui touchera l’ensemble des travailleurs de la Fonction publique et des secteurs économiques public et privé.

La redéfinition du SNMG a été introduite pour la première fois dans le projet de loi de Finances 2015 pour l’abrogation de l’article 87 bis de la loi n°11-90 du 21 avril 1990 sur les relations du travail. Abordant l’anniversaire de la création de l’UGTA qui coïncide avec la nationalisation des hydrocarbures (24 février), M. Sidi Saïd a estimé que ce sont « deux évènements capitaux pour le pays ».

« Depuis cette date, des avancées et des acquis sociaux ont été enregistrés, même si des préoccupations légitimes subsistent ». L’instauration du dialogue entre les partenaires sociaux est l’une de ces acquis, selon le SG de l’UGTA. « Nous sommes passés de la confrontation au dialogue qui est un élément crucial dans la quête des droits sociaux », s’est-il félicité. 

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