-- -- -- / -- -- --
Op-Ed

« A Propos de Didouche Mourad »

Je pense que sans Didouche Mourad, la Révolution n’aurait peut-être pas eu lieu. Quel est l’Algérien qui pourrait parler aujourd’hui de Didouche Mourad ? Il n’en reste pas beaucoup. 

Quelque-uns parmi eux sont encore vivants, même les mentors du nationalisme algérien disent l’avoir connu superficiellement, tels Si Larbi Demagh El Atrous, Si Athmane Belouizdad, feu Ali Kafi, j’exclus quand même la famille Bouchekoura qui l’a souvent hébergé.

Pourquoi donc cet homme, qui porte le nom de l’avenue la plus prestigieuse d’Algérie, a-t-il disparu dans la nuit brume ? Combien d’Algériens savent où ont entendu parler ou visité la magnifique stèle érigée à sa mémoires dans la commune de Didouche-Mourad, ex-Bizot ?

Les musulmans sont-ils des fainéants, ils ne lisent pas ou ne savent pas lire comme l’a déclaré Moshé Dayan, après la fameuse guerre des six jours ? En réalité non. Il suffit d’exciter leurs curiosités, de leur donner l’occasion d’entendre ou de dire quelque chose afin qu’ils puissent le répéter et le perpétuer. Voici un bon et grand sujet, ça occupera peut-être leurs déjeuners ou leurs réunions familiales.

Oui Didouche en vaut la peine. Or, en ce moment, c’est Chakib Khellil qui les occupe : « Djabouh, disent-ils, bach iradhou raïs « , qui sont les djabouh, qui sont ceux qui veulent de lui comme raïs ? Riez avec moi, je vous en prie, un peuple ! Oui, grand, oui mais ingrat, ingrat, ingrat. Méfie-toi de celui à qui tu fais du bien.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email