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Sports

A l’ombre de la «Coupe du monde» CAN…ienne

A l’ombre de la «Coupe du monde» CAN…ienne

Le choix ? Déjà fait ! Pas de comparaison possible. Le jour et la nuit. Entre les trois semaines s’étalant du 17 janvier au 8 février 2015 et la petite quinzaine du 15 janvier au 1er février de la même année, il n’y a pas photo.

Un gouffre médiatique qui sépare, on va droit au but (c’est l’objectif premier de deux jeux qui se ressemblent, sauf que la grande domine de loin, parce que plus populaire, la petite qui fait son chemin et s’impose dans le cœur de ceux qui, nombreux dans le monde, lui réservent une petite place) la 30e édition de la coupe d’Afrique des nations de football qu’accueille cette fois, en remplacement du Maroc, la Guinée Equatoriale, et le 24e championnat du monde de handball seniors messieurs dont le coup d’envoi est prévu à Doha (capitale du Qatar) deux jours auparavant.

Dans les deux prestigieux tournois, mais avec des ambitions différentes autant d’ailleurs que l’aura des deux disciplines au sein de l’opinion (ça se fabrique n’est-ce pas ?) nationale, le sport algérien, l’Algérie tout court, est concerné. Pas au même niveau d’engouement malheureusement.

L’Algérie du sport qui se résume à une Algérie du football qui, dans tous les domaines, ne laisse que des miettes au reste des « troupes », aux disciplines dites mineures (le jeu à sept, rentré progressivement dans les rangs malgré le dernier grand coup d’éclat frappé dans un ciel algérois pourtant si sombre de perspectives toujours aussi floues, en s’intronisant, contre toute attente, reine du continent), écrase de tout son poids tout ce qui ne ressemble pas à ce ballon ne tournant pas rond (voir et revoir avec affliction nos « super » affiches d’un championnat ennuyeux à en mourir) depuis longtemps et derrière lequel vingt deux acteurs bénéficiant de toutes les attentions financières, courent sans réel talent.

La deuxième semaine du 1er mois de la nouvelle année (2015), qui s’ouvre sur deux importantes échéances pour un sport national dans un tunnel et à la recherche continuelle d’une nouvelle voie et d’un prestige singulièrement terni par des années de mauvaise gestion, constituera, à n’en pas douter, un virage important (pas décisif ?) pour un avenir en pointillés quoique nos deux E.N (celle de handball et de football, cette dernière étant « sauvée » par ses expatriés nés et formés ailleurs, en l’absence d’un produit local en déperdition) constituent, pour l’heure, ce qui se fait de mieux dans un paysage invitant à une perpétuelle déprime depuis que nos élites (les derniers J.O en date, pas seulement ceux de Londres, mais Athènes et Pékin se sont déjà révélés comme des sommets dans le ratage) ont décidé de rester en marge de la mondialisation.

Et donc des formidables progrès enregistrés sur une Planète-sports en constants bouleversements. En terme de remise en cause de la hiérarchie notamment avec l’émergence de nouvelles forces au moment où l’Algérie du sport fait du surplace et régresse fatalement.

A beaucoup de mal à prendre le train d’une globalisation qui se fait sans elle. En janvier prochain, le cœur des Algériens balancera (on sait à l’avance pour qui il battra) entre ses vrais champions d’Afrique (ils l’ont sur la tête depuis près d’une année après leur fabuleux exploit de Harcha) qui disputeront, pour ceux qui ne le savent pas, non moins qu’un Mondial (« on dirait pas », comme on dit chez nous) auquel presque personne ne fait attention ou n’en parle (Doha, loin des regards, fait éloigner les cœurs n’est-ce pas) que rarement, et ses « futurs » (ils comptent certes parmi les potentiels favoris mais se doivent encore de confirmer en Guinée Equatoriale et justifier qu’ils sont les dignes héritiers de la génération 90 à l’origine de la seule étoile figurant à leurs maillots) rois d’Afrique auxquels il est demandé un peu plus d’efforts pour justifier leur statut de « géant » médiatique.

En janvier, il fera chaud dans le cœur de l’opinion sportive nationale mais ce qui est sûr, une fois les deux prestigieux tournois lancés (on peut le constater déjà), l’Afrique et la CAN de football pèseront plus lourd que l’Asie et son Mondial de handball. Pour deux sélections aux statuts (l’une est N°1 d’Afrique en titre mais dont les ambitions sont réduites à leur plus simple expression dans une compétition pas encore dans leurs cordes, l’autre bien dans son costume de meilleure sélection continentale de l’heure mais qui est appelée à le prouver sur le terrain en s’en revenant au pays avec le trophée qui, le moins que l’on puisse dire, fait courir, sans résultat, depuis 25 ans, nos stars en carton issues de notre faible championnat) différents.

Le Qatar comme la Guinée Equatoriale sont là. Qui d’après vous, des handballeurs et des footballeurs, tous des Verts, méritent le plus d’attention et de sollicitude ? Que vaut un Mondial devant une Coupe du monde « CAN…ienne » ?

La réponse, qui coule de source, est donnée par le déséquilibre (le gouffre) flagrant que nous offrent des surfaces rédactionnelles ne laissant pas de place au doute. A ceux qui en doutent encore, on rappellera que le stage de préparation qu’effectuent Hammad (qui se désolait, à juste titre, que le Wali d’Alger succombe à la folie ambiante qu’a entraîné le sacre sétifien en ligue des champions, en accordant au club des Hauts Plateaux une forte récompense et que les siens soient oubliés) et ses frères n’a pas pesé lourd devant le déplacement des Fennecs au Mali et la grosse « déception » populaire entraînée par la défaite. Sans plus de commentaire. On aura compris.

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