-- -- -- / -- -- --
Op-Ed

A l’italienne !

Plus qu’un enjeu sécuritaire, pour bien des pays européens, l’Algérie est une donne économique incontournable. « Un fournisseur », comme diraient la majorité des ambassadeurs en poste à Alger et dont notre pays chauffe les leurs.

D’un autre point de vue, l’Algérie est avant tout une source de « sécurité » économique pour ses partenaires de la rive nord de la Méditerranée.

L’Espagne, l’Italie, La France…
Nous pouvons donc parler du terrorisme. L’incapacité de la« saine » Europe d’en venir à bout avec tous les moyens technologiques dont elle dispose.

Nous pouvons parler de cette invention spéctaculaire de la race humaine qui s’appelle le terro-humanoïde. L’homme de la terreur. 

Celui-là même qui s’aventure dans une péniche vénitienne pour n’être qu’un passeur ou un initiateur de l’immigration clandestine. Nous pouvons aussi parler de lui, lui affectant les stocks de drogue de Pablo Escobar au Sahel, ou les stocks d’armes de Victor Bout…
Nous pouvons parler de tous ces fléaux qui transitent librement via la Méditerranée ou via la zone du Sahel.

Mais nous avons comme l’impression que quelque chose ne collerait pas. Que toutes ces dissertations officielles ne seraient et sans équivoque que les interlignes ou les entre les lignes argumentaires d’un marché du « mal » qui menace l’Europe pour le grand bien de l’Europe, pour que celle-ci ait des billes et des balles, pour que cette même dernière quadrille bien les sources de son intérêt, sécuritaire et énergétique. 

Et il est très simple d’étayer les propos. Et pour rester dans l’aspect économique et profitant de la visite d’un officiel italien : Tous les ambassadeurs que nous avons eu l’occasion d’interviewer nous ont critiqué la règle du 51/49.

Il y en a même, dans notre gamme politique nationale, certains leaders de partis, se revendiquant d’un nationalisme « certain », qui ont versé dans une logique « diplomatique » afin de libérer la loi sur l’investissement et qu’un étranger, disent-ils, aurait complètement le droit de créer sa société à 100% étrangère en Algérie.

Mais qu’en est-il ailleurs ? Quel droit aurait un Algérien avec du pognon en Italie ? Nous écartons le cas de Rebrab qui vient d’injecter à Piombino une usine d’acier pour un montant dépassant les 400 millions d’euros.

Au-delà du fait que la règle du 51/49 existe bel et bien en Italie dans des domaines stratégiques, un Algérien quand bien même titulaire d’une carte de séjour européenne ne peut être actionnaire dans une société italienne. Au-delà du fait que des accords européens existent, au-delà du fait que des intentions de coopération entre les deux pays existent, qu’un Centre culturel italien existe… 

Une autre raison pour isoler l’Algérie d’un savoir-faire de son partenaire qui pourtant s’alimente de l’Algérie pour sauvegarder ses oliviers de la Toscane et se passer de son bois de cheminées.
Voilà les vrais rapports que les Italiens et les Algériens devraient traiter pour plus de coopérations bénignes pour éviter un autre type de tandem à l’image de Paolo Scaroni-Chakib Khelil….

Autrement l’Europe va être obligée de chercher l’Italien qui se cache derrière chaque Algérien, puisque les Algériens sont étroitement surveillés parait-il par les Espagnols. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email