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Nationale

A L’exception de l’impôt sur la fortune : Pas de taxes supplémentaires

A L’exception de l’impôt sur la fortune : Pas de taxes supplémentaires

Le gouvernement Ouyahia s’apprête à inscrire dans la loi de finances 2018 une augmentation graduelle, mais sensible, des prix des carburants et de l’électricité, et la suppression de certaines subventions en attendant l’adoption du système des subventions ciblées. Une taxe sur la fortune sera appliquée dès l’année 2018.

Le Premier ministre a prévenu qu’il n’y aura pas de taxes supplémentaires dans la loi de finances 2018, qui sera débattue aujourd’hui en Conseil des ministres. Le recours au financement non conventionnel « va permettre d’élaborer une LF 2018 sans hausse de taxes », a-t-il promis.

Grâce à ce choix, l’Algérie va sortir de cette impasse financière » sans « casser le rythme de développement » du pays, a encore indiqué le Premier ministre. En revanche, des hausses substantielles toucheront des produits tels que le tabac et le carburant.

Le projet de loi de finances 2018 prévoit que la taxe intérieure de consommation (TIC), intéressant les tabacs, sera relevée d’environ 10%. Le carburant sera lui aussi augmenté.

C’est la troisième année successive que le carburant voit son prix à la consommation subir des revalorisations. Le PLF prévoit, via cette taxe, une hausse variant de 1,5 DA/L à 3 DA/L. Si le texte est adopté, le gasoil coûtera 22,80 DA/L, l’essence normale passera à 38,64 DA, la sans plomb à 41,28 DA et le super à 41,67 DA.

Le gouvernement semble décider à dépasser le stade du débat pour franchir un pas historique vers des subventions ciblées des prix des énergies. Au moment où le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, tente de rassurer sur le maintien du « caractère social » de l’Etat, le ministre de l’Energie et des Mines prépare le terrain à un changement radical : « Les subventions de l’énergie coûtent cher au Trésor public et favorisent le gaspillage.

L’Algérie figure parmi les pays de la région et du monde entier où l’énergie est la moins chère » dit-il. Cela signifie-t-il que la réforme attendue à l’occasion de la prochaine loi des Finances 2018 portera uniquement sur une augmentation partielle des prix de l’électricité ? Cette révision à la hausse des prix de l’électricité sera la deuxième en l’espace d’une année.

Pour faire face à la crise financière qui s’est accentuée depuis 2014, l’Exécutif a décidé de revoir, à l’occasion de la loi de finances 2017, le prix de cette énergie.

A cette époque, le gouvernement avait décidé d’appliquer une première révision des prix à partir d’un palier de consommation dépassant les 500 kWh. Pour justifier la très probable augmentation, le ministre dénonce le gaspillage.

Ce phénomène, dit-il, pousse la Sonelgaz à produire des quantités supplémentaires qui lui coûtent des milliards de dollars par an : « En 2018 il faut mettre en place 2 000 MW d’électricité en plus. Cela nous coûte un investissement global entre 3 et 4 milliards de dollars », lance-t-il.

De plus, ajoute-t-il, le gaz utilisé dans la production de cette électricité pourrait alors être économisé et exporté, ce qui fera entrer des devises au pays », souligne-t-il : « C’est que les prix bas en Algérie incitent à la consommation », enchaîne-t-il.
Les Algériens, selon lui, consomment annuellement 15 millions de tonnes de carburant et on en a importé pour plus de 3 milliards de dollars supplémentaires par an en moyenne, entre 2011 et 2016.

La plus importante quantité dans la région, mais, dit-il, avec les prix les plus bas : « Le prix moyen de l’essence, par exemple, est fixé à 32 DA/litre alors que ce carburant coûte en réalité 125 DA à l’État : « L’Algérie exporte moins de pétrole et de gaz, ce qui provoque une diminution des recettes budgétaires et une aggravation de la pollution et des embouteillages locaux. Les fortes subventions pour certains produits encouragent aussi la contrebande vers les pays voisins », avoue Mustapha Guitouni.

Hier, le ministère des Finances a dévoilé, via l’APS, le montant dont le Trésor public a besoin pour couvrir son déficit via le financement non conventionnel (planche à billets) jusqu’à fin 2017, qui avoisine les 570 milliards de DA pour le rétablissement des équilibres budgétaires.

Dans le même sillage, le ministère a dévoilé le déficit du Trésor qui s’établit désormais à 287,32 milliards de DA à la fin mai 2017 contre 1 783,13 milliards de DA à la même période de 2016, soit une baisse de 84%.

Enfin, le gouvernement Ouyahia compte mettre en œuvre une nouvelle taxe sur la fortune. Le chef de l’Exécutif a parlé d’un impôt sur la fortune et d’une nouvelle imposition qui frappera les entreprises pour renflouer les caisses de l’Etat.

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