A la veille de l’Aïd-el-Adha : Le mouton toujours inaccessible   – Le Jeune Indépendant
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Nationale

A la veille de l’Aïd-el-Adha : Le mouton toujours inaccessible  

A la veille de l’Aïd-el-Adha : Le mouton toujours inaccessible  

A la veille de l’Aïd-el-Adha, les prix du mouton ont stagné dans les points de vente au niveau national. Ils sont restés loin de la portée des personnes aux revenus modestes. Quelle est la cause d’une telle hausse exorbitante ?

Acquérir le fameux mouton de l’Aïd devient de plus en plus difficile pour les familles algériennes. La spéculation, les intermédiaires et la cherté des aliments du bétail sont les explications données, comme à chaque fois, pour justifier une flambée des prix de plus en plus ressentie. En tout cas, les éleveurs de bétail dégagent toute responsabilité. Certains d’entre eux affirment que les vendeurs et les courtiers sont à l’origine de cette hausse exorbitante. 

La fête du sacrifice, un symbole de piété et de générosité, semble, depuis plusieurs années, un marché juteux. Le mouton, dans ces circonstances, n’est plus qu’un rêve pour les citoyens à petite bourse. Les prix n’ont pas seulement doublé, ils ont parfois triplé. Il faut compter au moins 60 000 DA pour se procurer un mouton de taille moyenne. Certains éleveurs vendent même cet ovin à 120 000 DA. Le coût des aliments pour bétail, qui a presque doublé par rapport à l’année dernière, et la faible pluviométrie qu’a enregistrée l’Algérie sont les deux arguments avancés par les éleveurs et les vendeurs. 

Au niveau de quelques points de vente de la commune de Boudouaou, dans la wilaya de Boumerdès, les prix atteignent facilement 60 000, 120 000, voire 140 000 DA. Quelques vendeurs rencontrés sur place n’ont pas omis de pointer du doigt le problème de la spéculation. « Le prix de l’aliment de bétail augmente trois fois plus en passant du producteur à l’éleveur. Le quintal de l’aliment de bétail a atteint 8 000 DA à cause de la sécheresse », a regretté l’un des vendeurs, soulignant que cela s’est répercuté sur les prix du mouton. « Le mouton qui valait 40 000 DA l’année passée est cédé, cette année, à 50 000 ou 60 000 DA », a-t-il fait savoir. 

Un autre vendeur évoque l’anarchie qui caractérise le marché du bétail, notamment à l’approche de l’Aïd-el-Adha. « Beaucoup de personnes se transforment en vendeurs et profitent de cette hausse des prix pour s’enrichir sur le dos des citoyens », a-t-il expliqué, appelant les autorités à intervenir pour réguler le marché du bétail.  

Il convient de souligner que le pouvoir d’achat des Algériens est assez bas, et une telle dépense est très dure à assumer pour beaucoup. Cependant, certains espèrent d’ici à samedi prochain une baisse conséquente des prix. « Tout est possible », répondent quelques citoyens optimistes rencontrés dans des points de vente.

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