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A la Sotraz, le PDG achève bien l’entreprise !

A la Sotraz, le PDG achève bien l’entreprise !

Voilà une filiale de Sonatrach, d’une taille appréciable (plus de 1100 salariés) et indispensable pour la mobilité de l’ensemble des employés de la maison-mère, qui est en crise profonde depuis quelques années, et risque même, à terme, la faillite.
Il s’agit de la Sotraz, la Société de transport d’Arzew, créée en 1991 pour assurer le transport de tous les personnels du géant pétrolier national à travers le pays. Le constat est implacable et est établi à la fois par les travailleurs, leurs représentants syndicaux affiliés à l’historique centrale syndicale UGTA et le Conseil d’administration.

S’ils ne forment pas un bloc soudé, ces trois groupes pointent toutefois leurs doigts dans une même direction : le PDG de la société, Abdallah Arar, accusé unanimement de faire volontairement le lit de la future faillite de l’entreprise, du règlement intérieur et d’agir en violation des procédures de la société mère! Et tous, de se demander à qui profite le crime ? Et tous de donner la même réponse : certains opérateurs privés de transport ravis par conséquent de l’effet d’aubaine crée par la gestion erratique et médiocre du PDG.

A tort ou à raison, des syndicalistes UGTA, appuyés par leur tutelle régionale, nombre de salariés, dont des cadres, ainsi que des membres du Conseil d’administration évoquent, entre autres, un climat de tension sociale savamment entretenu, des abus de pouvoir caractérisés, un train de vie opulent du PDG, des actes népotiques avérés, des licenciements abusifs, un management à la hussarde, une hostilité permanente à l’égard du syndicat légal, des cadres intègres et le mépris affiché à l’endroit du Conseil d’Administration, l’inspection de travail et les décisions de justice . Pis encore, un de nos reporters rapporte, sur la foi de déclarations recoupées, que le PDG alimenterait et entretiendrait sciemment un climat de tension permanente au sein de l’entreprise.

Bien plus que cette posture. Le sentiment général recueilli par notre reporter auprès de la majorité des employés révèle que M. Abdallah Arar sévit en cooptant des sbires à sa solde, parfois sous la contrainte ou sous la menace de dégommer des récalcitrants de leurs postes ou mettre fin aux contrats de ceux employés sous le régime de la durée déterminée  (CDD), qualifiés par beaucoup de Contrat De la Dictature.
Or, les écrits restent et ceux mouillés par lui ne pourraient se dérober lorsqu’il adviendra de rendre compte que ce soit pendant son exercice ou après son départ. Car nul ne s’est éternisé dans un poste et nul ne pourra, dans la situation que traverse le pays, se prévaloir du moribond dicton “après moi c’est le déluge”, incline-t-on a rappeler à Sotraz.

De même qu’il aurait fait pendant longtemps la sourde oreille aux demandes réitérées des syndicalistes et des cadres pour remettre en bon état de marche l’outil de travail, à savoir le parc roulant dont une partie est à l’arrêt faute de pièces de rechange. Jusqu’à ce que le Conseil d’administration, et contre l’avis négatif du PDG, a décidé de l’acquisition récente d’une cinquantaine de véhicules neufs auprès d’un constructeur public basé à Tiaret.

C’est justement en raison du refus systématique du PDG de rénover le parc roulant que Sotraz aurait perdu un marché important avec la joint-venture algéro-omanaise d’ammoniac (Aoa), au profit d’une société privée de transports basée à Alger. A travers cet exemple, on voit bien à qui le « crime » économique aurait bien profité.

La situation de tension sociale et l’impéritie du premier responsable de l’entreprise, à chaque fois mise en avant par les différents interlocuteurs aux avant-garde des alertes ne pouvaient pas être éternellement occultées. Ni non plus ne pas être portées à la connaissance du PDG de Sonatrach Toufik Hakkar, des pouvoirs publics et de la centrale syndicale UGTA.

Vingt-neuf rapports ad hoc ont été adressés à ce jour au PDG de Sonatrach, au SG de l’UGTA, au Premier ministre et même à la Présidence de la République ! Ce nombre important d’alertes a fini par faire bouger un peu la tutelle directe de Sotraz.
Cette dernière a donc dépêché à la fin de l’automne dernier une équipe d’auditeurs qui a établi alors un état des lieux, dont on dit qu’il serait assez précis. Cette situation peu reluisante a conduit pour la première fois à un énorme déficit en 2020  à Sotraz.
Cela d’autant que le rapport accablant, selon ses auteurs, serait sur la table, sous le coude, ou dans un tiroir de l’actuel PDG de Sonatrach ? La réponse à cette question incombe au destinataire.

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