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Culture

A la mémoire du maître Amar Ezzahi

A la mémoire du maître Amar Ezzahi

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh a accueilli, ce mercredi 30 novembre, en présence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, l’ouverture Festival culturel international de musique symphonique d’Alger. La triste nouvelle du rappel à dieu du maître du chaâbi Amar Ezzahi venait de tomber.

Tout le déroulement de la première soirée du festival a été marqué par le rappel de la présence de la mémoire de Amar Ezzahi, lui dont la musique du patrimoine et son rayonnement a été sa raison de vivre.

« Nous sommes très touchés par cette nouvelle. Nous sommes inconsolables et le peuple algérien a perdu un monument irremplaçable et un grand géant du chaâbi »n a déclaré, ému, le commissaire du festival Abdelkader Bouazzara dont la musique du patrimoine constitue sa préoccupation majeure dans les programmes de l’Orchestre symphonique national et également dans celui de ce festival.

La première partie de cette ouverture, animée par l’Orchestre symphonique national sous le direction du maestro Amine Kouider a été consacrée uniquement à la promotion de la musique algérienne. Mahboub Bati en a été l’axe central avec l’interprétation sous forme symphonique de ses œuvres, suivi d’un vibrant hommage à sa mémoire.

Cette huitième édition a voulu aussi célébrer l’envergure internationale de la musique du patrimoine national en rappelant la bande musicale du film La Bataille d’Alger et le chant immortel de la Sud-africaine Myriam Makeba, dans lequel elle exprime dans la langue nationale algérienne, son profond amour pour l’Algérie.

La dernière partie de ce concert d’ouverture a aussi été marquée par la mise en lumière du patrimoine musical algérien et cela sous une forme originale. Avec pour titre, Mozart l’Algérien.

La quarantième symphonie de ce compositeur universel a été reprise sous les couleurs algériennes avec les sonorités du qanoun et du oud et les mesures bien familières de l’Algérien avec la derbouka.

Ce grand concert d’ouverture a donné une place particulière au chant d’opéra. Des voix sublimes comme celle de Amel Brahim-Djelloul ont été invitées pour évoluer dans ce magnifique espace qui se prête dans des conditions idéales au chant d’opéra. Les jeux de lumière et l’excellente acoustique permettant aux chanteurs de valoriser leurs voix sans amplification constituent les atouts majeurs de ce nouvel opéra.

Le festival international de musique symphonique a enfin trouvé les meilleures conditions pour offrir ses meilleures performances. C’est aussi la grande satisfaction du public pour les vastes espaces et le confort. Ce public est venu en masse pour l’ouverture.

Toutes les places ont été vendues pour les autres soirées du festival qui est programmé jusqu’au dimanche 4 décembre. Ce grand succès de ce festival est dû au travail inlassable de sensibilisation à la musique académique entrepris depuis la première édition. 

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