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Culture

A la mémoire de Ezzahi

A la mémoire de Ezzahi

Réunis pour rendre un hommage vibrant au regretté maître du chaâbi Amar Ezzahi, dans la soirée de ce jeudi 16 mars à l’auditorium du centre culturel Aissa-Messaoudi à Alger, des artistes ont rappelé les qualités de ce dernier en exposant un pan du riche répertoire du genre populaire.

Lors du récital de musique chaâbi, initiée par la Radio algérienne, des artistes et des interprètes du chaâbi ont partagé la scène à la mémoire de Amar Ezzahi, de son vrai nom Amar Aït Zaï, l’une des grandes figures du genre, décédé le 30 novembre 2016 à l’âge de 75 ans.

Des artistes de renom tels que Abdelkader Chaou et Sid Ali Driss se sont retrouvés aux côtés de jeunes interprètes, ils ont redonné vie à des chansons du maître de chaâbi qu’il a incarné durant toute sa carrière.

Le chanteur Salem Lyès dont la voix rappelle beaucoup Amar Ezzahi, le surnommé Cheikh Leblad par ses admirateurs, a interprété Zoujd hmamet, célèbre titre chanté par le regretté Dahmane El Harrachi.

Interprète du hawzi, un genre musical dérivé de la musique andalouse, Dalila Naim, de son vrai nom Dalila Bentaya, a égayé la soirée par sa voix féminine suave en interprétant Rayha daga daga, l’une des chansons méomorables du répertoire algérois.

Cette dernière a confié, dans le contexte de cet hommage, que après avoir écouté Amar Ezzahi, elle se sent apaisée. Il est vrai que le style unique du regretté est apprécié par tout un chacun, qu’il soit chanteur, musicien, mélomane ou passionné du chaâbi. L’autre chanteur ayant animé cette soirée, Abderezak Guenif qui par sa voix rappelle énormément El Hachemi Guerouabi, l’autre grande icône du chaâbi.

Révélé à l’émission Kahwa wa latay animée par Sid Ali Driss et diffusée chaque samedi sur la Chaîne III, il a gratifié le public venu en nombre, par de célèbres pièces du chaâbi dont Youm el djemaâ kharjou ryam, écrite par le poète marocain M’barek Essouissi et reprise par de grands noms du genre dont Amar Ezzahi, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

A. Guenif sera bien applaudi par le public composé essentiellement de fans de cheikh Amar Ezzahi. En lui succédant, Faycal Hedroug a, lui, interprété avec succès des classiques du chaâbi comme Ahl ezzine el fassi, pièce écrite par le poète émérite Mohamed Ben Slimane et reprise notamment par l’interprète du chaâbi Maazouz Bouadjadj.

En clôture de cette soirée, l’illustre interprète de chaâbi, Abdelkader Chaou, a fait revivre le répertoire du maître Ezzahi en exécutant avec succès Ya diff Allah, une pièce reprise par El Hadj M’hamed Al Anka, Adrouni ya ahli et Qahwa wa latay, autre célèbre chanson du parolier Cheikh Bouazza brillamment interprétée par le regretté Hadj Mrizek. Abdelkader Chaou, l’un des chanteurs des plus populaires, a également repris Dirou el awani, ritournelle finale tirée du répertoire andalou et chantée par Cheikh Sadek El Bedjaoui.

Cette soirée n’est pas la première du genre à rendre hommage au regretté Ezzahi ou Amimer, l’autre surnom affectueux donné par ses admirateurs. Elle rappellera un tant soit peu celui qui, durant ses cinquante ans de carrière, sera un modèle de modestie, de simplicité, de générosité et de persévérance dans la recherche musicale en donnant au chaâbi une autre dimension avec son propre style.

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