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Culture

A la fête du printemps chinois

A la fête du printemps chinois

En accueillant le violoniste Li Zho, la soprano Hongling Lyou et le ténor Djin Zhandjiane de Chine, l’Orchestre symphonique national, dirigé par Amine Kouider, a animé ce mardi 10 février, dès 19h, dans la grande salle Mustapha-Kateb du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi d’Alger, un concert pour fêter le Printemps de Chine de l’année 2015.

Comme à l’accoutumée, l’Orchestre symphonique national algérien a invité, cette fois-ci, des membres de l’Opéra de Chine pour un échange et une représentation scénique. En se produisant ce mardi soir à Alger, l’orchestre a offert au grand public un répertoire de pièces classiques du patrimoine universel et du patrimoine des deux pays.

Celui de Chine étant assuré par un violoniste, une chanteuse soprano et un chanteur ténor, soutenus par les soixante-dix musiciens de l’Osn. Le premier violon chinois Li Zhe fait son entrée, suivi du maestro algérien Amine Kouider, tenant au bout de sa baguette les secrets d’une soirée prolifique. Célébration, pièce de X-Liang, exaltant le printemps chinois 2015, est jouée en ouverture, donnant le ton d’un programme consistant, tourné, en partie, vers le patrimoine de la Chine et celui de l’Algérie.

Puis, l’ensemble enchaîne avec Dance of Yao People, une musique apaisante du patrimoine chinois, marquée par la douceur des gammes pentatoniques avec des passages mélodiques à trois temps. La voix puissante et travaillée du ténor Jin Zhengjian a ensuite retenti dans la salle du TNA, sur un bel élan lyrique, interprétant O Sole Mio du compositeur italien Eduardo Di Capua (1865-1917), arrangé par L. Logiv. 

Ce ténor chinois, très applaudi par l’assistance, a entonné avec brio Nessun Dorma de Giacomo Puccini (1858-1924), avant d’être rejoint par la cantatrice Hongling Liu, soprano de l’Opéra central de Chine et interpréter en duo avec elle La Traviata Brindisi Libiamo – l’inévitable titre – de l’Italien Giuseppe Verdi (1813-1901).

Hongling Liu a, lui, emmené l’assistance, avec sa voix suave et cristalline, dans une randonnée onirique, faisant montre de toute sa tessiture dans Aria De Lionora et La force du destin du célèbre compositeur italien de la Traviata. La cantatrice de l’Opéra de Chine a, de son côté, brillamment conclu avec I Love You, China du compositeur Z.Qiufeng, mettant en valeur toute l’étendue de son talent porté par une présence et un charisme imposants.

Les instrumentistes, parmi lesquels des musiciens chinois, français, espagnols, syriens, tunisiens et ukrainiens, bien inspirés par la pétulance de leur maestro, ont enchaîné trois pièces algériennes qui ont suscité de l’entrain dans le public. Ya Rayeh de Dahmane El Harrachi, Taos et El Ghomari, trois genres différents de musique algérienne, sont savamment interprétés par l’Orchestre symphonique national, laissant l’assistance prendre le relais dans une ambiance euphorique.

En dernier lieu de ce récital, la symphonie n° 7 en La majeur, Opus 92 en quatre mouvements, du grand compositeur allemand Ludwig Van Beethoven (1770-1827) que l’ambassadeur de l’Unesco, Amine Kouider a conduit d’une main de maître. Cette soirée sino-algérienne sera honorée par l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Yang Guangyu, en présence de la ministre de la Culture, Nadia Labidi, de Noureddine Bedoui, ministre de la Formation et de l’enseignement professionnels et de Abdelkader Zoukh, wali d’Alger. 

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