-- -- -- / -- -- --


Energies

8e Symposium de l’AIG : Le gaz, un rôle prépondérant dans la transition énergétique

8e Symposium de l’AIG : Le gaz, un rôle prépondérant dans la transition énergétique
Un rôle durablement central.

Le gaz naturel devrait conserver une place prépondérante sur le marché mondial de l’énergie durant les prochaines décennies, à la faveur de ses coûts compétitifs, ce qui dicte de poursuivre les investissements dans ce domaine et de développer les infrastructures, en plus de la possibilité de développer des synergies entre le gaz, l’hydrogène et les énergies renouvelables.

C’est ce qui ressort des interventions des experts qui se sont relayés à la tribune, ce lundi, au premier jour des travaux du 8e Symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), qui se tient à Oran, au Centre des conventions Mohamed-Benahmed.

 

Présentant plusieurs scénarios d’évolution du marché gazier dans le contexte géopolitique actuel, l’expert en énergie, Sadek Boussena, a défendu la thèse d’un rôle durablement central du gaz dans le mix énergétique mondial, relevant que cette dynamique demeure tributaire de la stabilité de l’économie mondiale et des équilibres internationaux, avant de relever que la demande européenne en gaz devrait rester soutenue, en dépit des turbulences géopolitiques.

L’expert a, en outre, mis en exergue les atouts dont dispose l’Algérie pour consolider sa position sur le marché international, citant notamment l’importance de ses réserves, des coûts de production compétitifs, l’existence d’infrastructures de transport opérationnelles, ainsi que l’expérience accumulée en matière de commercialisation. A cela s’ajoute, a-t-il poursuivi lors de ce symposium organisé par l’AIG sous le thème « Gaz naturel et hydrogène : l’innovation au service d’une industrie durable », la proximité géographique avec le marché européen, constituant un avantage stratégique majeur.      

Abordant les perspectives d’évolution du secteur, M. Boussena a évoqué la possibilité de développer des synergies entre le gaz naturel, l’hydrogène et les énergies renouvelables, estimant que l’intégration de ces trois composantes pourrait ouvrir des perspectives prometteuses pour une industrie énergétique durable.

Pour sa part, le président de l’Union internationale du gaz (UIG), Andrea Stegher, a insisté sur le fait que le gaz demeure une source d’énergie sûre et fiable, ainsi qu’un élément clé dans les différents scénarios énergétiques futurs, saluant à cet égard l’expérience de l’Algérie fondée sur des partenariats de long terme ayant renforcé la confiance et l’innovation dans ce secteur

 

«L’Algérie leader dans le domaine du GNL»

 

Stegher n’a pas manqué de relever que l’Algérie est un « leader dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL) », mettant en avant que les experts du gaz algériens ont compris depuis longtemps que le gaz n’est pas seulement une source d’énergie, mais un moyen au service des populations et un élément essentiel pour atteindre une véritable durabilité. C’est pourquoi il a appelé à poursuivre les investissements dans ce domaine et à développer les infrastructures au moment opportun et à l’échelle requise.

Pour cet expert, le rôle de l’industrie gazière demeure central à plusieurs niveaux, que ce soit pour répondre aux besoins actuels des consommateurs ou pour garantir l’accès à l’énergie aux générations futures. C’est désormais « une vision partagée tant par les acteurs du secteur que par les consommateurs, qui considèrent le gaz comme une option énergétique viable », a-t-il relevé. Il a également évoqué la croissance de la demande énergétique liée à l’intelligence artificielle et aux centres de données, affirmant que « si nous voulons répondre à cette demande croissante tout en réduisant l’intensité carbone, le gaz reste une solution incontournable à court terme, aux côtés des énergies renouvelables ».

Le président de l’UIG a souligné que l’innovation reste au cœur de l’industrie gazière, à travers les évolutions technologiques continues, tant dans les systèmes traditionnels que dans les solutions à faibles émissions, ainsi que par le recours croissant à la digitalisation et à l’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité et réduire les émissions. Pour M. Stegher, le partage des connaissances et des meilleures pratiques constitue l’un des piliers de l’action de l’Union internationale du gaz, précisant que l’innovation sera également au centre du prochain congrès de l’Union qui se tiendra l’année prochaine à Budapest (Hongrie).



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email