-- -- -- / -- -- --
Culture

8e Festival culturel européen : Happy End

8e Festival culturel européen : Happy End

La soirée de ce mercredi 24 mai sera la dernière du Festival européen en Algérie, programmé cette année dans deux villes seulement, Béjaïa et Alger, mais comme à l’accoutumée dans la diversification des disciplines artistiques.

Les couleurs de l’Europe – slogan de cette dernière édition du Festival européen en Algérie – ont égayé quinze jours durant les espaces de Béjaïa et d’Alger.

Selon les organisateurs, c’est pour des raisons de « logistique et d’équipement des salles » que la programmation sera limitée à ces deux villes, sachant que l’an dernier, le festival s’est déroulé à Constantine, Béjaïa, Tlemcen, Oran, Tiaret et Alger. Toujours est-il que l’affluence du public ne sera pas grande, cette fois-ci, en dépit de l’accès libre aux différentes salles.

Le plein ne sera fait ni au Théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh de Béjaïa ni à la salle Ibn Zeydoun à Alger. Pourtant, la qualité des spectacles musicaux et autres comme le théâtre clownesque est indéniable. Seule, la soirée d’ouverture, animée par Lemma Becharia et la musicienne française Thérèse Henry, et le concert de fado de la Portugaise Cristiana Aguas feront le plein.

Comme si les autres genres musicaux intéressaient moins ou peu le mélomane algérois. Le jazz a eu la part belle lors de cette édition, notamment avec la venue de noms émérites comme Emil Viklicky Grand Morava Trio de la République tchèque, le super ensemble Jungle by Night des Pays-Bas ou encore le surprenant groupe Hejira de Grande Bretagne.

La musique contemporaine donnera aussi un cachet particulier à ce festival, en particulier avec l’ensemble italo-algérien Shulùq. Autant d’expressions authentiques à découvrir qui différent des rendez-vous habituels avec les musiques traditionnelles et folkloriques, lors de ce festival.

Il va sans dire aussi que la France n’a pas participé à ce 18e rendez-vous pour la première fois depuis le lancement du festival en 2000. Il y aura seulement la projection du film français De sas en sas de Rachida Brakni (drame, 1h22 minutes, 2017), à l’Institut français d’Alger. Aussi, l’écrivain français Pierre-Yves Roubet a-t-il représenté son pays en animant des ateliers d’écriture autour des thèmes La Méditerranée, barrière ou berceau ?

Le sentiment algérien dans un monde globalisé, Qu’est-ce qu’être jeune en Algérie en 2017 ? Une jeunesse retrouvée aussi autour d’un atelier de création, dédié au processus de design collectif et dispensé par le studio suédois Design Lab S, qui intéressera un nombre considérable des étudiants et des enseignants de l’Ecole supérieure des Beaux-arts d’Alger.

Car il s’agit également de joindre l’utile à l’agréable, les travaux d’ateliers sont toujours les bienvenus en promettant des échanges à moyen et à long terme entre les deux rives de la Méditerranée. Le large public sera également convié à apprécier l’histoire du design suédois dans une exposition.

De même qu’il sera appelé à (re)découvrir l’écrivain espagnol Miguel De Cervantès dont le 4e centenaire de sa disparition est célébré l’an dernier. Sur les notes de musique du monde avec le duo grec Sofia Lampropoulou au qanun et Ourania Lampropoulou au santour, dans la soirée d’hier, mercredi, la Délégation européenne en Algérie ferme le rideau de son festival, songeant déjà au 19e rendez-vous. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email