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Nationale

8 Mai 1945 : «Arts et culture » rouvre cette sombre page de l’histoire coloniale

8 Mai 1945 : «Arts et culture » rouvre cette sombre page de l’histoire coloniale

Ce 8 mai 2015, soixante- dix ans se seront écoulés exactement depuis les massacres causés par le système colonial dans l’est du pays notamment à Sétif, Guelma et Kherrata.

Le nombre des martyrs a dépassé les 45 000 et certains médias parlent même de 80 000, étant donné que toutes les victimes n’ont pas été identifiées, enterrées pour la plupart sans sépulture dans des fosses communes.

Cette page sombre de notre histoire vient d’être commémorée par l’Etablissement arts et culture dans sa médiathèque, rue Abane Ramdane. Malika Nalouf, responsable de cet espace ,précise, « nous avons invité pour ce tragique événement Ahmed Lagraâ, historien et ancien moudjahid, ainsi que Omar Chalabi poète, inspiré par cette terrible tragédie.

Cette journée commémorative est illustrée par une remarquable exposition retraçant par des illustrations et des textes la mémoire de ces massacres.

Ces documents nous ont été transmis par le chercheur de Annaba, Hamid Zenati, avec notamment le portrait du premier martyr tombé sous les balles assassines, Bouzid Saâl ».

Ahmed Legraâ compte parmi les plus jeunes Algériens qui ont combattu durant la révolution de Novembre. Il avait l’âge de douze ans quand il a rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale. Ces années de combat ont fait naître en lui la passion d’étudier, de connaître et de redécouvrir, en qualité d’historien, les pages inoubliables et marquantes des étapes de résistance et de lutte du peuple algérien.

Les massacres du 8 mai 1845 ont été un très lourd tribu payé par les martyrs pour le recouvrement de l’indépendance. Ce lourd tribu n’a pas été vain et même a été salutaire puisqu’il a été l’étincelle qui a mené au combat libérateur.

Ahmed Lagraâ souligne ainsi la portée hautement historique de ces massacres qui doivent restés gravés dans la mémoire collective et connus par les jeunes générations.

Dans son long poème débordant d’émotions, Omar Chalabi situe ces massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata dans les sublimes moments de sacrifices consentis par le peuple algérien pour retrouver sa Souveraineté et débouchant glorieusement sur la victoire remporté contre le colonialisme.

Omar Chalabi met en poème les grands événements qui ont marqué la résistance du peuple algérien durant les 132 ans d’occupation. Malika Nalouf précise encore que cette exposition sur les massacres du 8 mai 1945 se poursuivra jusqu’au 14 mai, toujours dans les espaces de la médiathèque Abane Ramdane.
 

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