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Nationale

7ᵉ législature du Parlement panafricain : Une stratégie en quatre actes

7ᵉ législature du Parlement panafricain : Une stratégie en quatre actes

A l’ouverture de la première session ordinaire du Parlement panafricain de la 7ᵉ législature, son président, Fateh Boutbig, a appelé, ce lundi, à faire entrer l’institution dans une nouvelle ère fondée sur la réforme, l’efficacité et des résultats concrets, basée sur une stratégie en quatre axes, et ce dans l’ambition de faire du Parlement un acteur plus influent, au service des peuples africains et des objectifs de l’Agenda 2063.

Dès le début de son allocution, M. Boutbig a donné le ton en insistant sur l’impératif d’efficacité : « Nos peuples n’attendent pas de la rhétorique mais un engagement sincère qui se traduise par des résultats palpables. » Soulignant que cette nouvelle mandature dépasse le cadre d’une simple rentrée parlementaire, il a assuré que « nous n’entamons pas seulement une nouvelle session, mais une nouvelle législature avec laquelle nous renouvelons notre responsabilité collective ». Il a soutenu que le Parlement devait renforcer son rôle de « voix des peuples du continent » et de partenaire stratégique de l’Union africaine.

Le président de l’instruction a mis en avant l’impératif de transformer le Parlement panafricain en une institution capable de produire des résultats tangibles, affirmant qu’« il est grand temps que notre Parlement passe de l’étape des aspirations à celle des acquis ». Il a appelé les parlementaires à dépasser le stade des débats pour privilégier la recherche de solutions, martelant que « l’Afrique a besoin d’un Parlement moderne, fondé sur l’innovation, la compétence, la bonne gouvernance, la transparence, la reddition des comptes et une diplomatie parlementaire efficace ».

Boutbig a ensuite dévoilé les quatre priorités qui guideront l’action de la 7ᵉ législature. La première consiste à bâtir « un Parlement panafricain plus efficace », grâce à la poursuite des réformes institutionnelles, à la révision du règlement intérieur ainsi qu’au renforcement des principes de transparence et de bonne gouvernance. Les commissions permanentes seront également appelées à jouer un rôle accru dans l’élaboration des initiatives législatives et le suivi des politiques continentales.

Le deuxième axe est consacré à l’intégration économique africaine. M. Boutbig a souligné que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) « n’est pas une simple convention économique, mais un projet civilisationnel et stratégique ». Il a appelé à rapprocher les législations nationales, à lever les obstacles qui freinent les échanges et à faciliter la circulation des personnes, des biens et des investissements afin de concrétiser les objectifs de l’Agenda 2063.

Des solutions africaines aux crises du continent

S’agissant de la diplomatie parlementaire, le président du Parlement panafricain a réaffirmé son attachement aux principes du droit international, au règlement pacifique des conflits et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Soulignant que « le Parlement panafricain n’est pas qu’une simple institution de débat, mais une voix africaine défendant la justice, le droit international et les droits des peuples », il a réitéré le soutien de l’institution aux processus de décolonisation et à la recherche de solutions africaines aux crises du continent.

La quatrième priorité porte sur la transformation numérique et la souveraineté technologique. M. Boutbig a soutenu que « la souveraineté numérique n’est plus une question technique mais une pierre angulaire de la souveraineté nationale et continentale ». Il a plaidé pour le développement d’infrastructures numériques africaines, le renforcement de la cybersécurité ainsi que l’utilisation de l’intelligence artificielle pour moderniser l’action parlementaire et permettre à l’Afrique de devenir « un partenaire dans la production des connaissances, de la technologie et de l’innovation, et non un simple consommateur ».

Boutbig a souligné le rôle essentiel des femmes et des jeunes dans la renaissance africaine, appelant à leur autonomisation et à un meilleur accès à la formation, à l’innovation et aux responsabilités. Il a également rappelé que la paix, la sécurité, la bonne gouvernance et la sécurité alimentaire sont les bases d’un développement durable.

Saluant le soutien de l’Afrique du Sud au Parlement panafricain et sa présidence du G20, il a appelé à l’unité du continent autour du slogan « Une seule Afrique, un seul destin, une seule voix », plaidant pour un mandat axé sur la réforme, le partenariat et des résultats concrets au service des peuples africains.



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