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Nationale

67 891 crimes élucidés par la police scientifiques

67 891 crimes élucidés par la police scientifiques

Créé par décret présidentiel n° 04-183 du 26 juin 2004, l’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) relevant de la Gendarmerie nationale et dont le siège se trouve à Bouchaoui, à Alger, a amplement participé à la lutte contre la criminalité mais aussi contribué, pleinement, au service de la justice en répondant favorablement aux requêtes des magistrats pour hâter la résolution de très nombreuses affaires criminelles aussi complexes soient-elles.

L’INCC a réalisé, entre 2008 et 2017, 67 891 expertises scientifiques (examens scientifiques), lesquelles ont permis d’élucider de nombreuses affaires criminelles, très complexes parfois, sans compter les analyses des pièces prélevées lors de crashs d’avions ou d’attentats terroristes survenus depuis l’année 2007. Selon la Gendarmerie nationale, en 2009, les examens scientifiques effectués par les laboratoires de l’INCC de Bouchaoui ont atteint 230 expertises, l’année suivante leur nombre a augmenté pour atteindre 2367 examens scientifiques ciblant les pièces à conviction prélevées sur les scènes de crime, soit une hausse de plus de 1000%. A partir de l’année 2011, les laboratoires de l’INCC ont connu une véritable « révolution » en matière du nombre des examens scientifiques. Désormais, de hauts magistrats s’intéressent à cette formule magique qui peut démasquer les auteurs et surtout les scénarios utilisés dans les crimes. En 2011, le nombre d’examens scientifiques est passé à 5551 expertises. L’année suivante, soit en 2012, et face à la demande croissante, l’INCC a été contraint d’augmenter sa cadence en passant à 6 148 examens scientifiques. Un nombre presque similaire a été atteint durant l’année 2013. En effet, 7363 examens scientifiques ont été réalisés par les laboratoires de l’INCC, ayant permis d’élucider plusieurs crimes de sang mais aussi, avec des preuves scientifiques irréfutables, plusieurs centaines d’affaires de fraude, notamment de faux et usage de faux et d’escroquerie. En 2015, 7 523 expertises scientifiques ont été effectuées par les gendarmes de l’INCC, ce qui a amplement contribué dans la lutte contre la criminalité en tous genres. A partir de l’année 2016, date où la criminalité a connu une hausse considérable, le seuil des 10 000 examens scientifiques a été franchi par la Gendarmerie nationale. Durant cette période, le nombre des examens scientifiques effectués par les différents laboratoires spéciaux de l’INCC ont quadruplé, atteignant 12 921. En 2017, l’INCC a enregistré un pic en se mobilisant pour traiter 16.571 examens scientifiques. Entre 2016 et 2017, une hausse de près de 28% a été constatée dans le nombre d’expertises, et depuis sa mise en service en 2009 et jusqu’à l’année 2017, une hausse fulgurante dans le nombre des examens scientifiques a été également constatée.

La preuve scientifique très demandée par les magistrats

En participant activement et scientifiquement à la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, l’INCC à permis de résoudre des affaires criminelles classées « x » depuis de longues années, et ce, grâce à la compétence et au savoir-faire des gendarmes experts qui ont fait preuve, tout au long de ces neuf dernières années, d’une parfaite maîtrise dans les enquêtes scientifiques. Investigations complexes, enquêtes préliminaires et actions dans la recherche de paternité, les magistrats font de plus en plus appel à l’expérience de l’Institut national de criminalistique et de criminologie pour accélérer les procédures

judiciaires. La preuve scientifique dans la résolution des litiges en matière familiale est d’une importance incontestable. Les magistrats font appel à l’expertise des gendarmes de l’INCC, notamment dans les tests sanguins dans les actions de recherche de paternité.

C’est encore grâce à l’INCC que les crashs d’avions de la compagnie aérienne nationale Air Algérie, durant ces dernières années, ont été élucidés scientifiquement. L’énigme du crash de l’avion AH 5017 affrété par le pavillon national auprès de la compagnie espagnole Switfair, en juillet 2014 au Mali, a été clarifiée par les gendarmes experts de l’INCC. Les gendarmes se sont conduits, tout au long de l’enquête de plusieurs semaines, comme de vrais professionnels en la matière. Ils ont exploité la boîte noire de l’avion et établi, avec une grande précision, les véritables causes du crash qui a coûté la vie à 116 passagers. Pour s’assurer de l’identification des victimes, du moment que leurs corps étaient complètement calcinés, les gendarmes de l’INCC ont prélevé les ADN de leurs familles respectives. Aussi, les experts de l’INCC ont mené plusieurs enquêtes antiterroristes. Pour rappel, l’attentat terroriste perpétré le 29 juin 2012 par un kamikaze d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), visant le siège du commandement régional de la Gendarmerie nationale de Ouargla et qui a fait un mort parmi les gendarmes et trois blessés, a fait l’objet d’une enquête scientifique menée par les experts de l’INCC. Cette enquête a permis aux gendarmes d’identifier le nom et le pays d’origine du terroriste, sans oublier la masse des explosifs utilisés lors de cet attentat où les gendarmes ont pu savoir, avec des preuves scientifiques prélevées sur la scène du crime, qu’il s’agissait de 400 kg de TNT.

Puis il y a eu l’attentat criminel survenu dans la base de vie de Tiguentourine, à In Amenas, où le grand travail effectué par les gendarmes experts de Bouchaoui a permis d’identifier les profils des terroristes, leurs origines, leurs noms ainsi que la provenance des armes de guerre utilisées.

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