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Nationale

60 000 policiers pour sécuriser les fêtes de fin d’année

60 000 policiers pour sécuriser les fêtes de fin d’année

A quelques jours de la fin de l’année 2017 et des festivités liées à cette occasion, la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) met en place un dispositif sécuritaire où 60 000 éléments de la police seront déployés sur le territoire national en vue de sécuriser les biens et les personnes.

C’est ce qu’a indiqué le sous-directeur de la sécurité publique et commissaire principal Abdelmadjid Saadi, lors du Forum organisé à l’école de police de Chateauneuf (Alger).

Il a indiqué que la DGSN a mis en place un plan spécial pour assurer le bon déroulement des fêtes de fin d’année, d’autant plus que ces dernières coïncident avec les vacances scolaires qui connaissent un déplacement massif des familles.

Dans ce sens, la direction de la sécurité publique, en coordination avec les autres directions, a renforcé son dispositif sécuritaire qui s’articule sur trois axes principaux, entre autres la dissuasion et la prévention, a-t-il expliqué.

Pour la dissuasion, il est question de sécuriser, de manière permanente, le réseau routier ainsi que les hôtels et les grandes surfaces en augmentant le nombre d’éléments de police ainsi que les patrouilles.

Dans ce cadre s’inscrivent aussi les nombreuses descentes inopinées effectuées par la police de la sécurité publique et la police judicaire, qui ciblent les cités enclavées et les endroits réputés être des repaires de délinquance et de drogue.

A ce propos, le commissaire principal Chaabane Soualhi, responsable à la direction de la police judiciaire (DPJ), a indiqué que leurs services procèdent chaque jour à des investigations, permettant de révéler un nombre non négligeable de cas de criminalité, soit 17% des cas traités et ce grâce à la cartographie de criminalité.

Quant à la prévention, M. Soualhi a indiqué qu’il s’agit de toutes les actions entreprises par la DGSN, telles les caméras de surveillance.

En guise d’illustration, l’intervenant a avancé un chiffre de 260 000 points où pas moins de 1 343 000 personnes ont été interpellées et ont fait objet de poursuites judiciaires pour détention d’armes blanches, consommation de drogue et autres motifs. Selon lui, ces points ciblés permettent le plus souvent d’arrêter des personnes recherchées par la justice.

Par ailleurs, le sous-directeur de la police des frontières (PAF), le commissaire principal Youcef Salem, a affirmé que plus de 12 000 policiers ont été déployés au niveau des accès frontaliers, dont 1 600 à l’aéroport Houari-Boumediene et 1 000 aux points frontaliers entre l’Algérie et la Tunisie.

Tout en mettant l’accent sur l’importance de consolider les efforts de tous les partenaires impliqués dans l’équation sécuritaire, M. Salem a tenu à préciser que la PAF a pris un ensemble de dispositions en vue de faciliter le déplacement des voyageurs et recourt à des techniques sophistiquées pour contrer toute infraction au niveau des frontières.

La DGSN, avec toutes ses structures, appelle la population à plus de prudence, et ce pour garantir et améliorer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Moins de fouilles corporelles

Le renfort sécuritaire attendu dans quelques dizaines d’heures à travers les Aéroports, Ports et Centres frontaliers, la DGSN a rassuré que les fouilles corporelles des voyageurs seront moins fréquentes, et c’est la même décision prise pour ce qui est des contrôles des bagages.

Sur le même registre, la DGSN a décidé d’ajouter deux autres policiers dans chaque guichet de contrôle des documents des voyageurs, l’objectif est d’assurer de bonnes conditions au profit des voyageurs, et ce à la vielle du nouvel an.

Par ailleurs, le Commissaire principal de Police Chaâbane Soualhi, Chef du service central de recherche et d’analyse criminelle, a déclaré, de sa part, que toutes les mesures sécuritaires sont prises au niveau de l’ensemble des infrastructures frontalières du pays.

« Nous avons mis en service une Cartographie criminelle qui a été préparée par des cellules d’analyses criminelles relevant de la sûreté nationale, grâce à cette cartographie criminelle, les zones sensibles et les lieux réputés comme fiefs de la criminalité seront renforcés par des patrouilles et des éléments de police en civil, prêts à intervenir rapidement et en temps opportun contre d’éventuels actes d’agressions, vols ou crimes. E

galement, les caméras de télésurveillance qui sont plantées un peu partout dans les infrastructures frontalières, grandes places, rues et quartiers, sont un apport capital qui nous permettent à mieux lutter contre la criminalité organisée « a appuyé le Chef du service central de recherche et d’analyse criminelle au sein de la DGSN.

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