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Nationale

56 harraga africains arrêtés au large d’à Annaba

56 harraga africains arrêtés au large d’à Annaba

Les éléments des gardes côtes de la wilaya d’Annaba, dépendant de la facette Est maritime de Jijel, ont, lors d’une patrouille de routine, intercepté dans la soirée de mercredi à jeudi dernier à 11 milles au large des eaux territoriales, à hauteur du cap de garde de Ras El-Hamra, 56 harraga qui tentaient de rejoindre les côtes italiennes.
C’est la première fois à Annaba que les gardes côtes interceptent des passagers à l’émigration clandestine tous de nationalités africaines et qui sont d’origine du Mali, du Benin et du Nigeria. Parmi ces candidats africains à l’émigration clandestine se trouvent trois femmes enceintes et 7 mineurs. L’âge des passagers clandestins varie entre 20 et 30 ans. Les mineurs interpellés parmi ce groupe sont de nationalité malienne et nigérienne. Il faut signaler que c’est très rarement que les garde-côtes d’Annaba signalent des passagers clandestins émanant de ces trois pays africains cherchant à prendre la poudre d’escampette en direction de la rive sud de la méditerranée, en l’occurrence les iles de Sardaigne et de Lampedusa (Italie). Il est fort possible, indiquent des sources bien informées sur le flux migratoire clandestin, que ces africains avaient surement rencontré des barricades maritimes à travers de nombreux passages maritimes, autrefois longtemps utilisés tels la Lybie ou la Tunisie et encore le Maroc pour la traversée vers l’Espagne. A Annaba, depuis plus de cinq ans, avant et après de la crise du Mali, plusieurs milliers d’africains ont trouvé refuge au niveau de la vieille ville, appelée communément la « Place d’Armes ».
Même contrôlé par les services de police, et de l’avis de toute la population de cette vieille cité, ces africains se sont approchés de plusieurs meneurs de la « harga » en vue de tenter la « traversée » mais souvent ils sont délaissés lesdits passeurs pour manque de moyens financiers.
Dans tous les cas, les 56 harraga, après être reconduits sur la terre ferme ont été soumis aux formules d’usage, un contrôle médical avant qu’ils ne seront présentés la semaine prochaine devant un magistrat instructeur. Il faut signaler que depuis janvier 2018 plus de 800 harraga, dont des femmes et des mineurs ont été neutralisés au niveau des eaux maritimes algériennes. Mais, selon des sources averties des mouvements de la harga, ces chiffres parait dérisoire comparativement au nombre des harraga qui avaient réussi la traversée vers les iles italiennes. 

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