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Nationale

54e marche des étudiants: Rejet des initiatives de structuration du hirak

54e marche des étudiants: Rejet des initiatives de structuration du hirak

Le mouvement de contestation des étudiants entame sa deuxième année avec la même détermination et rejette « toute initiative de structuration du Hirak ».

Un rejet qui a été exprimé explicitement ce mardi à Alger, lors de la 54emarche estudiantine. On vise spécialement l’initiative lancée il y a quelques jour par des universitaires en coordination avec des acteurs de la société civile, appelée « Front pacifique pour la construction démocratique ».
Un leitmotiv répété en boucle en ce 54e mardi en témoigne, « wahad maymatalna », (personne ne nous représente). Les pancartes arborées ont été plus nombreuses et encore plus éloquentes : « Le Hirak n’a pas de représentants, le Hirak a des revendications, unissons-nous », lit-on sur un des écriteaux.
La position des étudiants « hirakistes », quant à la structuration du mouvement de contestation, a été affichée à travers le hashtag « non à la normalisation avec le système » écrit sur un grand étendard ayant dominé le paysage de cette 54e manif’.

On signifie dans le même message que le mouvement du 22 février 2019 est contre les pratiques du système, que l’on ne pourrait pas le confiner à des desseins partisans ou à des intérêts personnels. La banderole souligne également l’unité du peuple pour une Algérie appartenant à tous les Algérien et édifiée par tous sans exclusion ».
Salah, un des concepteurs du hashtag en question, nous a indiqué que

« nous, les étudiants, nous refusons l’initiative de « Dar Diaf », car la plupart des participants à cette rencontre sont des personnes inconnues et des acteurs de la société civile ayant soutenu l’ancien régime. Pourquoi les hirakistes n’ont pas été invités à cette initiative, s’est-il interrogé. Notre interlocuteur soulève dans la foulée que le fait d’autoriser des acteurs à se réunir et présenter leur plateforme et le refuser pour d’autres pourrait semer le doute sur la crédibilité des initiateurs. « Quels sont les critères à remplir pour avoir une autorisation en vue d’organiser une conférence ou une activité politique ? », s’est-il interrogé.

Par ailleurs, les contestataires des campus ont dénoncé la déclaration du ministre de l’Enseignement supérieur Chems Eddine Chitour, ayant signifié aux étudiants, il y a deux jours, « de s’éloigner de la politique ». À ce propos, le coordinateur du mouvement des étudiants, Abdou, a répondu que « le rôle de l’étudiant est d’être au cœur de cette révolution pacifique. Un rôle accompli déjà, dit-il, par les ancêtres pendant la révolution de libération nationale du 1954, citant à titre d’exemple les étudiants héros du 19 mai 1956 et ceux du 5 octobre 1988, ou encore les étudiants de 2001 ». Et de préciser : « Nous les étudiants et tout le peuple algérien, nous allons écrire notre histoire en lettres d’or ».
D’autres étudiants ont réagi à cette déclaration sur des pancartes, le moyen d’expression préféré de nombre de hirakistes, à l’image d’une marcheuse qui portait une enseigne disant « Chitour, l’avenir de la politique algérienne est entre les mains des étudiants ».

Une minute de silence a été observée à la fin de la 54e marche par les manifestants à la mémoire des harraga de Guelma et d’Annaba, portés disparus depuis plusieurs semaines et dont les corps de trois personnes ont été rapatriés de Tunisie le weekend passé.
Ceci étant, les contestataires insistent et signent que l’apparition de l’épidémie du coronavirus et la confirmation de quelques cas en Algérie ne font pas peur aux manifestants qui, selon eux, décidés à poursuivre la mobilisation comme il a été d’usage depuis plus d’un an.

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