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Nationale

53e marche des étudiants: Le mouvement dans une logique d’escalade

53e marche des étudiants: Le mouvement dans une logique d’escalade

Après une année de mobilisation, le mouvement des étudiants passe, cette semaine, à la vitesse supérieure et s’inscrit dans une logique d’escalade. La 53e marche de mardi à Alger s’inscrit dans l‘ensemble des actions d’escalade programmées par les coordinateurs du mouvement estudiantin au lendemain du premier anniversaire du Hirak.
« Le Hirak vient d’entamer sa deuxième année. Notre révolution va donc rencontrer d’autres embûches ; il faut s’y préparer. Après les acquis réalisés durant tout une année, nous devrons penser à la satisfaction d’autres revendications. Nos objectifs devront aussi être fixés à court, à moyen et à long termes jusqu’à la récupération de la souveraineté du peuple », assène Abdou, un des coordinateurs des manifestations estudiantines, qui s’adressait à ses concitoyens. 
Les manifestants ont dénoncé également tout acte de violence à l’encontre des manifestants pacifiques, notamment leur camarade Mohamed, qui a fait l’objet d’une agression physique par deux policiers lors de la marche de samedi dernier. Et de déplorer : « Vous avez tous vu la vidéo montrant cette agression. Notre ami a reçu des coups en plein visage, lui causant des blessure graves. Nous condamnons ces actes inadmissibles visant à ternir l’image de notre mouvement pacifique ». Il a souligné l’importance de rester vigilant et de ne pas se laisser entraîner dans des dérives sécuritaires et dans la violence. 
Quant aux slogans scandés, les contestataires ont mis l’accent sur certaines revendications, clamant les mêmes slogans tels « le peuple demande l’indépendance », « nous n’allons pas nous arrêter », « il n ‘y a pas de fête, il y a le départ », « justice indépendante ».
Sur l’escalade des étudiants, Kamel, étudiant à l’université de Bab Ezzouar, nous a expliqué que depuis le 53e vendredi, les étudiants hirakistes sont sur le terrain. « En sus des marches de vendredi et samedi, les étudiants ont pu observer un rassemblement dimanche et lundi malgré l’intervention de l’administration et des services de sécurité pour interdire notre activité. »
Kamel enchaîne « Il nous a été possible de tenir un débat sur les actions de pression possibles, mais on nous a empêchés d’occuper les salles et la projection d’un film. 
Dans ce cadre, on prévoit l’organisation d’une marche aujourd’hui à l’occasion du premier anniversaire du mouvement de la communauté estudiantine enclenché le 26 février2019.
Il y a quelques jours, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a estimé que « le mouvement populaire qui a bouclé samedi passé une année de résistance est un ‘’phénomène salutaire’’, pour l’État national notamment, qu’il a sauvé d’un effondrement certain, mettant en garde contre toute tentative de son infiltration de l’intérieur ou du l’extérieur. Un complot a été déjoué, rappelle-t-il, grâce à la maturité et à la conscience du peuple, qui a réussi à concrétiser plusieurs de ses revendications. Le président de la République a décrété à cette occasion la journée du 22 février « journée nationale de la fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie ».
Quant au reste des revendications portées par le mouvement populaire, le chef de l’État avait déclaré à maintes reprises qu’il s’y attellera à les concrétiser au fur et à mesure Aziza Mehdid

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