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Nationale

53 harragas interceptés le 1er novembre à Annaba

53 harragas interceptés le 1er novembre à Annaba

Profitant de la célébration de la fête du 1er novembre et des élections de la première loi du pays, 53 harragas ont pris le large pour rejoindre les côtes italiennes. Ainsi, le flux de l’émigration clandestine ne semble pas connaître son épilogue malgré les efforts déployés par les autorités pour endiguer ce phénomène.

Il ne passe pas un jour sans que l’on signale des jeunes harragas tentant de prendre la mer à bord d’une embarcation de fortune à destination de la Sardaigne, en Italie. En effet, la ville des jujubes s’est réveillée tôt le 1er Novembre par l’annonce de l’arrestation de 53 candidats à l’émigration clandestine à 2 miles de la plage d’Oued Bagrat, située à 11 km de la commune de Seraidi, alors qu’ils tentaient de gagner les côtes italiennes à bord d’une embarcation artisanale, a-t-on appris de sources sécuritaires. Les harraga interceptés au large de la plage d’oued Bagrat par le GTGC, se trouvent 15 originaires d’Annaba, 5 d’El-Tarf, 8 de Guelma,10 de Sétif, 12 d’Alger, 10 de Blida et 3 de Jijel. Présentés devant le magistrat instructeur, ils ont été condamnés à des amendes.

Agés entre 17 et 57 ans, à bord de trois embarcations artisanales, ces harraga, en majorité des chômeurs, ont préféré tenter le coup de vivre sous d’autres cieux « où il fait bon vivre », selon les termes d’un jeune rescapé qui a été repêché par les gardes côtes algériens. Or, la réalité est tout autres selon des témoignages recueillis auprès de harraga expulsés vers le pays Outre l’expulsion ou la prison, nombre de ces harragas, après avoir été hébergés dans les centres de transit en Italie, se retrouvent exploités dans les champs de plantations agricoles. Rencontré, un ancien harraga a affirmé que les conditions de vie actuelle en Italie, et même à travers l’Europe entière, ne sont plus les mêmes, comparativement aux années précédentes. Il a ajouté que son frère ainé qui avait dernièrement pris le large vers la rive nord, lui avait écrit témoignant de misère qu’il subit en Italie. « Si ça continue comme ça, je préfèrerai retourner au pays et vivre au sein de ma famille », écrit-il dans un sms transmis à son frère.

Par ailleurs, les garde-côtes avaient déployé tous les efforts et mis tous les moyens matériels et humains pour endiguer ce phénomène qui ne cesse pas de prendre de l’ampleur jour après jour, en donnant des leçons de morales aux harragas une fois arrêtés. Plusieurs lieux isolés à Sidi Salem, fief des harragas, ont été transformés en véritable chantier naval où des embarcations artisanales ont été détruites par les forces de sécurité. Le chômage semble être la première cause de la harga pour ces jeunes désœuvrés. « J’ai un magistère en droit administratif et cela fait 4 ans que je suis au chômage. Je suis l’enfant unique et j’ai failli laisser ma peau en pleine mer n’était l’intervention in extremis de la marine marchande. Si ça continue comme ça, je reprendrai la mer », se lamente-t-il.

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